
« Mais qui a dit que ce « rien » qui semble vous préoccuper n’est pas de l’art? » Bernard Blistène
Je viens de découvrir (image jointe) qu’un monochrome de Mosser de 100x100cm avec un petit rond au milieu est à vendre 140 000euros à la galerie Catzeflis…
Que se passe-t-il ?
Tous ces gens qui disent que c’en est fini de l’art contemporain , qu’il s’effondre sur lui-même et qu’il va disparaître dans sa propre béance ontologique, sont -ils dans l’illusion totale ?
Le Rien, l’absence de sens, l’inepte, la vacuité, le néant, le trou, etc, auraient-ils au contraire de plus en plus la cote en termes de spéculation tant intellectuelle que financière et dans « la conception contemporaine de l’art » ?
Le rien artistique est-il entrain de stratosphériser son propre néant ontologique ?
Il occupait pourtant déjà une place centrale dans la contemporainité artistique française, avec notamment l’omni-présent rien in situ burénien (du rien avec quelque chose autour) , le rien bananier de Cattelan, la gigantesque expo rétrospéctive du vide en art au Centre Pompidou curatée par Laurent Lebon en 2009, le rien verticalisé de l’académicienne Tania Mouraud, etc.
Et puis, souvenez-vous, cet ouvrage collectif intitulé « Pourquoi y a-il de l’art plutôt que rien ? » . Une apologie du rien avec la participation d’un centaine des plus éminents rhéthoriens fellateurs du néant, artistes, architectes, spécialistes et experts, conservateurs de musée, critiques et historiens de l’art, philosophes, sociologues, etc. réunis par Raphaël Cuir, président de l’AICA , arborant alors une flamboyante tignasse jaune et concubinant avec la body-artist Orlan.
Voici ce qu’on peut lire au sujet de ce rien consubstantiel à la contemporanéité de l’art …et de ce livre où « les réponses mettent quelque chose autour du rien »
« Avec plus de cent cinquante réponses, dont plus de la moitié est inédite, cet ouvrage offre une vue bien plus large, plus internationale et encore plus juste de la conception contemporaine de l’art.( sic) Du silence au discours développé, dans leur vaste gamme, les réponses mettent quelque chose autour du rien: esthétique, nécessité humaine, communication, rapport au monde, retournement dialectique, zen, connaissance, mort… »…
Mais le plus remarquable fut de que disait Bernard Blistène , directeur du Centre Pompidou, burénophile invétéré, pour résumer l’ensemble de l’ouvrage : « Mais qui a dit que ce « rien » qui semble vous préoccuper n’est pas de l’art? » ….
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CE QUE J’AI DÉJÀ PUBLIÉ SUR MOSSET
Catherine Millet vend 50 000 euros le monochrome que Mosset lui avait donné dans les années 80 (Ah, la vénale ingrate !)
Mosset entretien PS 1985
Mosset crétinades