
C’est une sorte de « critique» modèle, standard ou passe – partout, faite à la main par moi-même, et non par l’intelligence artificielle, qui peut être utilisée pour n’importe quel type d’œuvre: il suffit pour cela de compléter avec le nom de l’artiste, son âge et l’indication du lieu de sa prestation.
Je ne demande aucun droit d’auteur
Titre :
XX (prénom-nom) , est au-delà des modes, des écoles et des chapelles.
Il a déjà été beaucoup dit sur xx, aussi parlerai-je moins de ses œuvres que du perpétuel questionnement sur l’acte de peindre auquel cet artiste nous convie.
Car dans sa remarquable exposition à (inscrire ici lieu et dates; si c’est trop long, renvoyer en note en bas de page), xx confirme cette loi irréfutable qu’il faut du génie, ou quelque chose qui lui ressemble, pour ne livrer de sa subjectivité que les gestes interrogateurs de notre modernité.
Les artistes de cette trempe se font rares, dans le désordre installé par les mouvements fantaisistes, sans attaches avec la vérité. Cette exposition rend parfaitement compte des multiples formes que prend ce travail et du lien complexe que les diverses modalités de la représentation qui en constituent le cœur, entretiennent avec le réel.
Il suffit d’un peu d’attention pour que des échos et des indices élargissent en nous une frange d’interrogations et nous écartent de la voie pragmatique en nous invitant à écouter résonner dans les méandres de notre vécu les sollicitations de la spécificité de l’espace.
À xx ans, avec une énergie créative en constante évolution,xx inscrit dans son oeuvre toute une gamme de sensations qui ont valeur d’absolus. Il y a dans cette écriture particulière quelque chose de plus que l’usage récapitulatif de la peinture (de la sculpture, de la gravure, etc.).
Nous y retrouvons les délicats détails et les élégantes synthèses que nous avions admirés précédemment. Cependant, un indéniable je ne sais quoi de vital surgit des composantes stylistiques et structurelles que ses récents travaux proposent avec une âpreté aussi bien intellectuelle qu’émotive. Chaque élément de l’ensemble démontre de façon exemplaire qu’il est bien le contemporain des autres. Si xx contribue aussi intensément à la mise au clair des enjeux de la peinture (de la sculpture, etc.) moderne, c’est en recourant à une symbolique qui mêle archétypes et quotidien dans un registre d’évidence qui, aux siècles passés, aurait retenu l’attention de Diderot et de Baudelaire.
Allons encore plus au cœur de l’œuvre.
La conjugaison du coloré et du linéaire, des effets de contours et des évasion du modelé, nous frappe en ce qu’elle nous initie à la contestation des fallacieuses positions qui dénient à la totalité ses relations avec l’ élémentaire. Artisan de la réalité, xx excède sans cesse l’espace de représentation pour privilégier celui de la création. Il met à nu les tensions contradictoires qui traversent les hommes et le monde, et restitue ainsi la dimension quasi métaphysique d’un projet de connaissance qui renvoie à l’art comme domaine de l’indivisible et du non-chronologique.
Surgissant du fond du problème, les œuvres de xx ne jouent avec leurs
racines d’ombre et de lumière que pour bâtir l’axe paradigmatique d’un événement où la présence immobile se heurte à une absence initiale. Aussi devons-nous saluer ici cette aventure inspirée qui rend à l’artiste son rôle indépendant, mais capitalisant des possibilités de réinterprétation des images trop divulguées, au-delà des modes des écoles et des chapelles.
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Pour une critique qui trique
Voici un texte que j’ai écrit en Janvier 2004 sous le pseudo Amélie Pékin :
Les tartines pleine page que les envoyés spéciaux-pigistes – chroniqueurs d’art (non pas gros, mais petits niqueurs) des grands journaux sont contraints de fournir au sujet d’expos officielles conceptualo-installationnistes, sont d’efficaces anihilateurs de libido artistique pour eux et leurs lecteurs. La critique, en l’occurence, est plutôt un rituel qui consiste à balancer mollement l’encensoir pour en produire une sorte de fumée à vertu émolliente et décérébrante propice à la célébration passive de ce culte du rien planétairement institutionnalisé. Tout cela est d’une désespérante vacuité, d’une triste flaccidité.
On rêve d’une critique plus dure, énergique, constructive et érective, qui n’aurait pas fonction de ramollir les sens et l’esprit, mais qui, au contraire, stimulerait la réflexion en apportant une véritable information; en allant, si j’ose dire, au fond de son sujet, jusqu’à la matrice même où s’élaborent les événements artistiques présentés.
Ce serait un véritable travail d’investigation, d’explication ou d’élucidation, non pas d’un mystère, mais du fonctionnement tout bête de la machine en amont de ce qu’elle donne à voir et à commenter.
Ainsi le commentateur d’art, au lieu de nous enfumer la tête de ses incantations abracadabrantesques, ferait mieux de nous dire pourquoi il a été envoyé là plutôt qu’ailleurs, combien de coups de téléphone il a reçu de l’attaché (e) de presse, si la bouffe du repas de presse était mangeable ou non (ceci déterminant son humeur à dire du bien ou non de l’exposition attenante), le montant et l’origine du budget de l’opération, la part réservée à la communication, les où -quand – comment de la prise de décision, les stratégies marketing, les plans-médias, les plans-cul, les renvois d’ascenseur, les liens entre les différents intervenants, les enjeux divers, etc…. Bref, tous facteurs sous-jacents à l’ineptie de la chose qu’ il est tenu par habitude de badigeonner de sa très dissuasive et débandante rhétorique… Mais il est bien évident que, s’il faisait cela, c’est la branche sur laquelle il est installé qui s’en verrait affectée d’une dangereuse déturgescence.