

C’est la bonne question que commencent à se poser les acteurs- mêmes de cet art d’État qui s’est auro- attribué sans aucune vergogne le qualifitatif de « contemporain »
Parmi ces apparatchiks inquiets sur l’avenir de leur art, et prêts à renier leur propre cause , voici Stéphane Corréard qui a publié l’article que je vous joins dans le JDA, Journal Des Arts
Article qui, bien que simpliste et bas de plafond, est assez symptomatique du niveau de désarroi des grands commis de la culture institutionnelle, dont Mr Corréard est un des plus beaux spécimens… comme membre du comité de sélection du Prix Marcel Duchamp… …comme commissaire de l’exposition des diplômés de l’école d’art de la Villa Arson .. comme fondateur de Galerie Météo qui expose les ultra-conteporains , Ghada Amer, Jean-Luc Mylayne, Philippe Mayaux, Philippe Ramette, Matthew Ritchie… comme chargé de mission auprès de Marie-Claude Beaud pour l’exposition Andy Warhol en 1990 et enfin comme directeur artistique du Salon de Montrouge, pépinière de jeunes artistes concepualo-bidulares émergents sur la scène artistique internationale .
Voici l’article de Mr Corréard dans le JDA :
Que sera l’art contemporain en 2050 ?
Deux scénarios possible pour l’art contemporain en 2050 pour l’éditorialiste du JdA.
Soucieux d’adapter les politiques publiques – qu’il est censé définir, coordonner et évaluer – à l’évolution de la création, le ministère de la Culture vient de lancer une mission prospective destinée à répondre à l’angoissante question : que sera l’art contemporain en 2050 ? Conduite par les inspecteurs généraux des affaires culturelles avec leurs collègues de la direction générale de la Création artistique (DGCA), elle épouse les contours de cette dernière, englobant les arts vivants et visuels. Même si l’histoire de l’art contemporain regorge de boules de cristal (signées James Lee Byars, Olafur Eliasson, Matt Mullican ou Jean-Michel Othoniel, entre autres), les experts issus des deux corps ont sagement préféré multiplier les auditions de professionnels…
Ont-ils interrogé les cadors de notre scène ? Dans l’attente de leur rapport, reportons-nous aux opinions de certains, déjà bien connues. Dans une version très « après moi le déluge », Daniel Buren a ainsi dénoncé, au micro des Midis de Culture (France-Culture) en 2023, le concept même d’« art contemporain », car ne désignant selon lui qu’« un fragment de l’art qui se fait, et qui sera un jour défini entre 1999 et 2030. On dira : c’était la période de l’art contemporain ». Pourquoi ces dates ? Buren ne s’en explique pas. Mais 1999 marque le début de l’expansion folle du marché de l’art, qui a conduit à sa spectacularisation, son industrialisation et sa financiarisation. Et 2030 ? Notons juste que Buren aura alors fêté ses 92 ans, soit l’âge exact auquel Picasso est décédé. Peut-être celui du sentiment du devoir artistique accompli…
Longtemps son rival, Christian Boltanski n’a pas atteint les 77 ans. En 2003, il avait déjà donné son point de vue à Élisabeth Lebovici, dans Libération : « Un jour, nous serons tous dans la même salle de musée et les visiteurs penseront qu’il s’agit du même artiste, comme on le fait lorsqu’on entre dans une salle de pastels du XVIIIe siècle. »
Entre l’un qui prophétise la fin de l’art contemporain pour demain, et l’autre qui prédit qu’à l’échelle de l’histoire de l’art on ne perçoit aucune différence entre les artistes d’un même siècle, la mission de prospective aurait été vite pliée !
Alors, à quoi ressemblera l’art contemporain en 2050 ? Une première hypothèse, « boltanskienne », serait qu’il ait toujours l’allure de ce qu’il était en 1950. De fait : le premier tableau monochrome date de 1918 (le Carré blanc sur fond blanc, de Malevitch), voire de 1892 (Combat de nègres pendant la nuit, de Paul Bilhaud) ; cela fait plus d’un siècle que des milliers d’artistes en livrent leur variation. Autre couleur, autre support, autre pinceau… Si des différences sans doute majeures les distinguent au départ, admettons que pour le regardeur le résultat ne diffère que peu. Mieux : l’art contemporain est un domaine si magique que les évolutions peuvent carrément y être invisibles ! En 2009, une exposition du Centre Pompidou consistait ainsi en une dizaine de salles inoccupées, présentées comme une « rétrospective des expositions vides depuis celle d’Yves Klein en 1958 ». En musique, on est beaucoup moins imaginatif. Seul John Cage a osé, en 1952, une œuvre totalement silencieuse, pendant quatre minutes et trente-trois secondes (4’33’’). Nul autre compositeur n’a pensé à revendiquer son propre silence, d’une durée ou d’une tessiture différente !
L’autre hypothèse est « burenienne » : la parenthèse de l’art contemporain serait tout bêtement sur le point de se refermer, pour laisser de nouveau la place à l’art « tout court », « quand la main, la tête et le cœur travaillent ensemble », pour reprendre la définition de l’écrivain et critique John Ruskin. En 2050, le cœur aura possiblement enfin repris toute sa place, au lieu des chinoiseries parfois absconses des avant-gardes, peut-être pas si inoxydables.
La place grandissante reprise par des pratiques littéralement intemporelles, comme l’art brut, mais aussi la peinture naïve (le Douanier Rousseau à partir du 25 mars au Musée de l’Orangerie, Séraphine de Senlis à l’automne au Centre Pompidou-Metz), semble l’annoncer. Grand lecteur de Ruskin, Marcel Proust n’écrivait-il pas que « le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux » ?
La réaction cinglante de Mr Corréard
Oui vraiment c’est triste de constater à quel point vous êtes enfermé dans votre haine aveugle de tout ce qui n’est pas vous.
Avez-vous lu une seule ligne de ce que j’ai écrit depuis des décennies, sur les excès de l’art contemporain, que je dénonce depuis longtemps ? La différence entre vous et moi, effectivement, c’est que je les connais de l’intérieur.
Avez-vous seulement visité un seul des Salons de Montrouge dont j’ai été le commissaire, et où j’ai pu contribuer à faire émerger certains artistes que vous adorez ou adoreriez ?
Non, non, et encore non.
C’est triste parce que vous êtes l’idiot utile d’un milieu effectivement largement mafieux et moutonnier — vous en êtes de fait le miroir exact.
Quand j’ai initié la pétition contre les Tulipes de Jeff Koons, non seulement j’ai rendu visible une ligne de fracture au sein même de l’art contemporain, qui ne demande qu’à s’élargir pour séparer le bon grain de l’ivraie, mais j’ai véritablement fait œuvre utile, en portant le vrai débat à un nouveau niveau, et très concrètement en aboutissant à ce que cet immondice ne trône pas entre deux de nos musées.
Et vous ? À quoi êtes vous parvenu ?
SC 10 sept 2026
Ici ce que j’avais écrit Mr Corréard en 2021
MR CORRÉARD, HOMME À TOUT FAIRE DE L’ART « CONTEMPORAN »
Cette vocation du Salon de Montrouge de détecteur des futurs « produits artistico-financiers internationaux », s’est affirmée, en 2009, avec la nomination de Stéphane
Corréard à sa direction, en remplacement d’Alain Lamaignère, qui avait su jusqu’alors conserver à ce Salon la diversité, la prospectivité et l’indépendance vis-à-vis
des injonctions institutionnelles et grand-marchandes, qu’avait su lui insuffler à son origine, sa géniale créatrice Nicole Gignoux.
AU SALON PROPULSEUR DE CARRIÈRE DE MONTROUGE
Ce virage esthético-idéologique s’est amorcé en 2009 avec l’arrivée, en tant qu’invité d’honneur de l’artiste Label-Rojoux, par ailleurs professeur de foutage de gueule
à la Villa Arson (École des Beaux-Arts de Nice).
Voici un extrait de Mr Corréard : Aujourd’hui, l’art est devenu avec le football et la
tél.-réalité. l’une des seules possibilités d’ascension sociale rapide… . . Bien sûr, le marché a toujours raison : à long terme, parce qu’il s’aligne sur l’histoire de l’art, et à court terme, parce qu’il n’y a plus personne pour le contredire !”… .Les artistes qui sont aujourd’hui plébiscités par le marché seront-ils au firmament de l’histoire de l’art dans un siècle ? Non, à coup sûr !… Il y a eu des artistes portés aux nues de
leur vivant, et de l’argent trop vite gagné qui ne demande qu’à être épongé. : les deux sont faits pour se rencontrer.
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Conseiller auprès des spéculateurs
Voici, quelques niaises platitudes moralisantes, qui ne manquent pas de vergogne de la part d’un Stéphane Corréard qui est, par ailleurs, expert pour la maison de ventes
Cornette de Saint-Cyr et en plus collaborateur du journal Art Magazine pour sa rubrique de conseil aux spéculateurs, intitulée « délit d’initié » et présentée comme suit : . « Dans un marché de l’art totalement dérégulé, le délit d’initié, loin d’être une infraction, guide les acquisitions des plus importants collectionneurs. à cette fi n, ceux-ci rémunèrent des conseillers, les “artadvisors”. Leur métier ? Deviner avant tout le monde qui seront les futures stars pour les acheter, dès aujourd’hui, à des prix avantageux. Chaque mois, Arts Magazine lève un coin du voile, décortique la mécanique artistico-financière, et vous fait profiter des conseils d’achat de son duo de spécialistes, un critique d’art et un analyste financier, Stéphane Corréard et .Etienne Gatt .… »
Du délit d’initié au conflit d’intérêts
Car, plus que de délit d’initié, on pourrait parler en ce cas de mélange des genres voire de conflit d’intérêts flagrant, puisque celui qui a deviné avant tout le monde quelles seront les futures stars pour les acheter, dès aujourd’hui, à des prix avantageux » est le même qui les fabrique au Salon de Montrouge …..et qui , dans le même temps regrette, « qu’il n’existe plus d’autre instance de légitimation valide que celle du grand marché… que les musées désargentés soient contraints, à l’instar du centre Pompidou dene plus montrer que les chouchous des gros collectionneurs…que la critique d’art ait perdu de son crédit au profit des courbes d’Artnet ou d’Artprice… Que lesartistes eux-mêmes songent parfois plus à faire carrièrequ’à faire oeuvre… à l’instar des têtards de Montrouge… »
l’artiste en tant qu’escroc
Alors, au point où l’on en est de ce double langage, de cette salade rhétorique, de ce cynisme, ou de ce délabrement logique, on ne s’étonne pas de la présence de ce comble du cynisme ou de la bouffonnerie perverse, qui consiste à inviter « l’artiste
en tant qu’escroc » nommé Eskrocar, qui s’est justement spécialisé dans la dénonciation de l’escroquerie, de l’imposture et du foutage de gueule caractérisant l’art tel que l’ont appris et le conçoivent la majorité des têtards émergents de Montrouge.