
Après avoir dialoguer avec le Facteur Cheval, avec l’art mésopotamien au Louvre , avec Delacroix en son Musée, avec les bouches de métro parisiennes, avec les rives de Saône , avec le Château de Versailles, avec la Basilique Saint-Cernin de Toulouse, avec le Louvre Abu Dhabi, avec les jardins du Petit Palais , voici donc notre verrottier national , académicien des Beaux-Arts de surcroît, engagé dans un fructueux dialogue avec le Caravage, dans un luxueux Hôtel de Venise…L’art contemporain, ça ose tout, et c’est à ça….
Voici le texte de présentation de cette nouvelle opération othonielesque
D’un côté, une toile caravagesque peinte à Naples en 1608 par Louis Finson, témoin direct de l’installation du Caravage dans l’atelier de son ami brugeois. De l’autre, un nœud en verre de Murano façonné récemment par Othoniel, maître des tensions entre matière, lumière et mémoire.
À première vue, tout sépare ces deux œuvres.
Et pourtant, un dialogue s’installe…GNiark ! GNiark !
Dans la toile de Finson, la figure de la femme adultère — sans doute l’un des visages les plus bouleversants de sa carrière napolitaine — est représentée les mains liées. Le nœud de corde, sec, cruel, marque la faute, l’opprobre, l’enfermement. Un geste de violence sociale, autant que picturale, que Caravage lui-même avait déjà exploré. Ici, la corde est le stigmate du péché et la trace tangible du jugement en cours.
Face à elle, comme suspendu dans l’espace, le nœud d’Othoniel, tout en transparence et irisation, répond par son contraire :
un nœud de verre, précieux mais fragile, ni contrainte ni poids, mais ornement, élévation, délivrance.
Un collier de verre, que l’on pourrait imaginer venir se substituer à la corde, comme une réparation poétique de la blessure infligée par le regard des autres.
Entre les deux s’installe une variation silencieuse sur le thème du lien : celui qui attache et humilie, ou celui qui relie et transfigure. » Ben voyons Ginette !
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