LES MILLE ANOMALIES COMPORTEMENTALES

De Pierre Souchaud

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… ET SOCIÉTALO-QUESTIONNATOIRES

1000 DESSINS

MILLE FAÇONS D’ÊTRE AU MONDE

Je m’aperçois, 50 ans après avoir commis ces dessins, qu’il n’y en eux aucune volonté d’imposer quoi que ce soit, à qui que ce soit, où que ce soit,  de quelque ordre que ce soit…aucun message idéologique, religieux, philosophique, politique… Aucune intellectualité, aucune sensualité, Aucune dimension métaphysique, aucune volonté   d’humour ou de poésie…aucune logique sinon celle de l’absurde à l’état brut…et encore !

Je me félicite de cette neutralité axiologique maximum , qui est sans doute la garantie d’une certaine liberté d’expression, que j’avais alors, déjà. .. Un constat plutôt joyeux sur l’état du monde

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Mille dessins libres de droits

Ces dessins  sont tombés du ciel dans le domaine public depuis longtemps.

Ils sont donc libres de droits de reproduction et l’ADAGP n’a pas à y mettre son nez.

Vous avez donc le droit de les faire circuler auprès des amis, de les imprimer pour divertir vos enfants de plus de 5 ans et vos grands-parents, et pour les accrocher dans votre sapin de Noël.

Vous pouvez en faire des cartes postales sympathiques ou les utiliser pour accompagner vos articles si vous journaliste à Libération ou au Valeurs Actuelles.

Ils ont fait l’objet d’un petit livre avec 100 d’entre eux, intitulé « Au pays du sapier-pompeur », Signé Andy Variole, paru en 2012 aux éditions Artension.( Tirage épuisé)

Un peu plus tard, en 2014, une autre centaine de ces dessins, chacun intégré dans un collage, a fait l’objet d’un livre intitulé « 100 histoires à endormir votre chien debout », paru aux éditions le Livre d’Art (Tirage Épuisé aussi)

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Voici   l’histoire

de ces mille dessins ,

Par Pierre Souchaud

Si l’on tient absolument à détecter quelque dimension d’humour dans mes dessins-collages, parlons alors d’humour panique (ou presque) , ou « panique ta mère », c’est-à-dire populaire, rural, primaire, décérébralisé , périphérique, acculturé, délinquant, à la limite de la sociopathie post-traumatique ou de la carence affective et mentale.

Il n’y a cependant aucune méchanceté dans mes propositions avant tout plastiques, aucun intellectualisme, aucune satire de quoi que ce soit, aucun message politico-sociétal, aucun engagement éco-responsable …De l’absurde assurément, mais à l’état natif, brut de dégondage…De l’absurde d’une rigoureuse logique, je l’espère.

Je dois beaucoup à la Pologne et à Père Ubu, son Roi , son dictateur éclairé comme on n’en fait plus, docteur en pataphysique et grand maître de l’ordre de la Gidouille… et à Alfred Jarry son géniteur.

Je dois beaucoup aux gens du groupe Panique : Roland Topor, Christian Zeimert, Olivier O. Olivier, Fernado Arrabal, Alejandro Jodorowsky, Jacques Sternberg, Roman Cieslewicz…

Je dois beaucoup à Prévert, Breton, Chaval, Ionesco, Harold Pinter, Voltaire, Raymond Devos, Tristan Tzara, Hanna Loch, Samuel Beckett, Jean-Pierre Cramoisan, César Pavese, Julien Gracq…mes maîtres à respirer.

Mais je dois aussi et surtout à cette autre divin polonais  Walerian Borowczyk et à son merveilleux « théâtre de Monsieur et Madame Kabal », que je vous recommande d’aller voir en tapant sur Google.

C’est en effet, après avoir vu par hasard cette merveille d’animation filmique, que je me suis mis frénétiquement à faire des petits dessins au rotring sur bristol A5 pour occuper mon temps lors d’un séjour en la maison de repos «  Trois Epis » de la MGEN, dans la forêt des Vosges, après une délicate opération chirurgicale à la partie inférieurs dite » queue de cheval » de mon organe cérébro-spinal…

J’en ai fait des centaines (alors sans collages) qui ont été exposés ensuite en 1978 dans la Tour de la Chaine du port de la Rochelle (avec préface de Gérard Durozoy) , puis à la Maison de la Culture de cette même ville, puis à la fête champêtre du PCF Saint Martin du Fouilloux, un village des Deux-Sèvres.

Un certain nombre ont été publiés dans le journal écolo-trotsko-anarcho satirique « Le Farci Poitevin » fait par mon ami Daniel Lhomont, à qui j’avais confié des photocopies d’une centaine de dessins, parmi laquelle il   choisissait celui qui, assorti d’une bulle adéquate, allait percuter au mieux avec tel ou tel texte.

C’est Daniel Lhomont qui, en retour , m’a aidé à démarrer la revue Artension, qui est donc née à Poitiers de l’existence préalable de mes dessins et qui doit donc, elle aussi,  beaucoup au monarque  polonais.

Curieuse coïncidence, ou hasard objectif : c’est encore un polonais , Julien Pappé, rencontré par hasard, qui m’a propos de faire un film d’animation avec mes dessins. Julien Pappé avait auparavant contribué à la libération de Berlin avec les troupes russes, mais, sentant  par la suite, venir le coup de Katyn, il s’était enfui en France, non sans dérober auparavant , sous l’aile d’un avion Messerschmitt, une camera d’observation à l’excellente optique, qui lui permit , d’installer en 1953 un studio clandestin de cinéma d’animation dans un souterrain de Meudon. …C’est en ce studio « Magic films » qu’il réalisa en 1964 un film avec Chaval intitulé « Les Oiseaux sont des cons » qui obtint le prix d’Annecy….alors qu’il n’y avait aucune animation dans  ce film (vous pouvez vérifier cela sur Google)

Julien Pappé était l’ami du graphiste affichiste polonais Jan Lenica, qui avait en 1958 réalisé un film d’animation intitulé « The house » avec Walerian Borowczyk…( que vous pouvez aussi trouver sur internet)  Une merveille devenue objet culte dans le milieu de l’animation, réalisée avec des chutes de film 35mm volées dans des studios de cinéma de Cracovie.

Enfin , et pour clore comme il convenait ce cycle d’aventures palotino-polonaises, j’ai passé neuf mois en 1978, à travailler avec Julien Pappé et Jan Lenica, dans le studio « Magic films » de Meudon à la réalisation d’un long métrage d’animation des dessins de Jan Lenica intitulé «  Ubu ou la grande gidouille » (à retrouver aussi sur internet)

Et me voici donc aujourd’hui, quarante-cinq ans plus tard,, repris par cette même polonitude panique…Avec cet espoir qu’elle conjure les menaces de cette envahissante « intelligence artificielle », qui n’existait pas alors.

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Pierre Souchaud

ou la jubilation des brûlures graphiques

Par Christian Noorbergen

Les dessins de Pierre Souchaud désossent à vif l’art de dessiner. A chaud. Dans le dur, quand même des traces de couleurs accidentent une étendue déjà bien secouée… Les circuits mentaux, qui font la part si belle aux lentes beautés dessinées, sont ici blackboulés. Si la compréhension réduit le champ du compréhensible, Pierre Souchaud passe outre à tous les attendus. Maître en jouissives transgressions, il désarçonne. Il désopile. Il démantibule et déconcepte à tout va. Et il va vite. Pas le temps de penser que le dessin non dessiné est déjà là. La main qui s’abandonne aux soudaines éruptions graphiques oublie d’emblée les vieilleries visuelles. Sauvageonne, indomptée, libertaire et cruellement inventive, le geste qui dessine s’aventure en zones inconnues, festives, savoureuses et salutaires. Pierre Souchaud est un assembleur métamorphique, sarcastique et drolatique. Art agissant, irrécupérable et corrodé. La désopilance souchaudienne s’accompagne cependant d’une gravité latente, fût-elle en général marquée d’absurdité chaotique.

Chaque dessin est une petite bombe à hauteur de feuille, troueuse d’inertie, et sa déflagration intempestive implose dans la tête. L’univers rassurant a pris la tangente. Souchaud, lui, a pris la corde la plus raide pour s’en aller vers l’impensable. Rôdeur d’impossibilité, il navigue dans la destruction parfois cruelle des postures civilisées.

Topor mordait la chair vive des bienséances, Souchaud explose toute finitude mentale, comme il arrache la peau policée des politesses graphiques. A travers ses explosions corporelles, il se moque de toute immobilité, de toute gravité, et de toute pesanteur. Flotte une odeur de soufre, de gouffre, et de sarcasme. Il s’assoie sur l’humour, trop gentil, supérieur, rassurant, élégant, bien élevé, et trop lié aux performances de l’intellect. Son art du genre premier balance sa brutalité à la gueule des nantis de la culture. Il y a de l’émerveillement dans l’air, une sombre ironie latente, une faculté incroyablement préservée de rester à jamais dans l’étonnement archaïque, dans la fabuleuse magie de l’invention. Légère, ludique, iconoclaste.

Le quotidien est son terrain de chasse. L’homme ordinaire, un rien abruti par ce qui lui tombe dessus, est son unité d’humanité. Sa cible est le sens trop commun, l’image morte, le préjugé qui tue, et l’évidence répétitive qui écrabouille les forces imaginantes.

 Souchaud ne supporte pas ce qui ruine l’oxygène mental, ni ce qui ronge le dedans des rouages psychiques. Il y a du sauveteur modeste chez lui. Dans l’impact asséné de chaque dessin non dessiné, il pratique l’art du bouche-à-bouche graphique sur un quotidien bousculé, embrasé et bouleversé. Ses dessins cogneurs sont des coups de pieds au cul des conformismes de tout bord. Des bouées de sauvetage à survie.

Pierre Souchaud secoue le monde pour qu’il s’éveille davantage et toujours aux jouissances de l’œil comme aux espérances de l’inquiétude vitale. Ses dessins très animés font remède aux maladies de la routine et de la bêtise emmurée.

L’absurde chavalien fut pour lui un rêve pénétrant, lent, acide et décapant. Pierre Souchaud a donc traversé sans contrôle les contrées hasardeuses et bienfaisantes du nonsense. Il ajoute la plus saine tension, l’illumination hallucinatoire, contagieuse et enfiévrée, et la corrosion aiguë des limites. S’invente alors, à portée de regard, posée nue sur la feuille fragile, une étrange logique des confins agités du mental.

Dessins comme des scalps.

Christian Noorbergen

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C’est là où l’absurde

vient revendiquer son statut métaphysique

Par Stani Chaine

Pierre Souchaud, le fondateur historique du magazine d’art

contemporain « Artension », ce pourfendeur d’un autre art contemporain,

officiel autant que décérébré.qui s’acoquine aux pires aberrations

et entourloupes intellectuelles ainsi qu’aux pires saloperies financières.  

 Pour autant, les dessins et collages de Pierre Souchaud, dépassent largement ce propos ; l’art en tant que tel ne prenant qu’une faible place dans les sujets de sa production.  Le sujet, c’est l’humain,  seul,  en prise à des situations terribles autant que  cocasses : un corps tirebouchonné, chewingommé, détourné, s’handicapant pour en rire. En autant de flashes amusés sur la condition humaine où l’absurde vient revendiquer son statut métaphysique. Car le so british nonsense dépasse la seule plaisanterie ou le sarcasme, mêlant étrangement cynisme et bienveillance au spectacle de nos agitations de fats, de nos nœuds intérieurs.   

 Certes, chacun retrouvera, ou pourra retrouver, des traces de Topor,

Chaval, Bosc ou Kamagurka ainsi que certaines préoccupations de

l’OuLiPo et du surréalisme ; ne serait-ce que dans les techniques du

collage. On soulignera pourtant l’importance du trait qui croque et qui

gribouille. Narquois, ironique, autant qu’énigmatique. Plein centre, plein

cadre, sans fond inutile, le personnage Souchaudien vérifie son inanité et nous la donne à contempler. Drolatique, se moquant de la logique

apparente. Et l’on se marre avant de disparaître… aspiré peut-être par

une chasse d’eau de là.  

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Des postures incongrues,

inconfortables, extravagantes,

moralement et juridiquement inadmissibles

Par Ileana Cornéa

Pierre Souchaud est un homme surprenant, à multiples casquettes. Écrivain, découvreur de talents, peintre, polémiste, fondateur d’Artension… et je ne vous dis pas tout. Encouragé par ses amis, il publie cette fois un joli petit recueil de dessins et collages, commencés il y a 40 ans et revitalisés en 2010, accompagnés d’une préface très littéraire signée C. Noorbergen et d’une notice de l’auteur. Le lecteur est également invité à flasher sur un Qr code qui se trouve en bas de la 5° page, pour écouter avec son | phone un interview d’Andy Variole l’un des pseudonymes de l’auteur.

Campé(s) au milieu d’un décor minimaliste, un ou deux personnages entre(nt) en action.

Dessinés et complétés par des images soigneusement découpées dans des magazines, ils subissent des situations incongrues, inconfortables, inadmissibles, extravagantes. Comme si c’était la faute à Voltaire. Il leur arrive également d’avoir le contrôle de la situation, alors ils s’exposent fièrement aux plus absurdes des exhibitions, pouvant scandaliser les pudibonds, les imams, les grenouilles de bénitier mais pas les enfants. Dans sa préface, l’auteur explique :

« Chaque dessin possédait déjà une histoire, un sujet et je les soumettais à mon fils, qui avait alors 5 ou 6 ans, pour les tester : si ça le faisait rire, ça signifiait pour moi que ça fonctionnait. »

Il y a de la fesse, des bites, des choux, des hari-cots, des cochons, des chiens, des chaussures, des saucisses, des escargots, des voitures, des cigarettes, des têtes sans corps, des corps sans tête, des seins noués, de la bidoche, , des chiottes, des bouches cousues, des langues qui pendent. Il y a du Rabelais et du Topor. Il a de l’esprit, il y a de l’humour. Ses titres, il les a glanés en soumettant ses dessins à ses amis. Le résultat est une totale réussite. Pas folle la Guêpe. Le rire est communicatif et les chiens remuent la queue.

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Il faut vraiment être complètement taré

pour faire ça,

… et en plus, c’est peut-être contagieux

Tel est le nom que Pierre Souchaud utilise comme pseudonyme pour signer ces collages, dessins et autres illustrations un tantinet satirique. Humour  noir que certain qualifieront de tordue, ces personnages le sont tout autant. Déformés, malaxés, découpés retrouvez hommes et femmes sur les papiers d’Andy Variole volontairement mal traités.

Finalement peut-être une façon d’imager le reflet des victimes de la société actuelle….

Pierre Souchaud qui anime ce certain Andy Variole est également le créateur du magazine Artension, 28 ans déjà, le magazine n’a pas pris une ride pour autant.

Interview Andy Variole par Vibration Clandestine

Pierre, pouvez-vous nous parler un peu de vous et d’Andy Variole?

Mes petits dessins sont nés comme ça, comme les cheveux dans le potage  par une sorte de génération spontanée, par hasard autant que nécessité. Ils sont inutiles en soi, et ne sont porteurs d’aucun message, mais je les ai signés Andy Variole  pour qu’ils servent de contre poison  à l’esthétique de merde  warholienne : celle des célébrités colorisées, celle des traders cocaïnés, celle du cynisme financiarisé, celle du pervers vérolé, celle du subversif subventionné, celle du beauf branchouillé, celle de l’inepte fonctionnarisé, celle de kitch  marchandisé , celle du marketing forcené, celle du néant actionnarisé,  celle de l’art déshumanisé… Car au  pays merveilleux du sapier-pompeur, les humains restent modestement anonymes et ne cherchent pas leur quart d’heure de célébrité pour rien. Ils n’en sont pas moins capables d’accomplir des exploits personnels extraordinaires.

Pourquoi toutes ces illustrations et collages avec pour toile de fond la dérision poussée  à son plus haut point ?

Pour répondre à cette question je cite mon ami Christian Noorbergen : « Souchaud-Variole  s’assoit sur l’humour, trop gentil, supérieur, rassurant, élégant, bien élevé. Trop lié aux performances de l’intellect. Son art du genre premier balance sa brutalité et son archaïsme  à la gueule des nantis de la culture et des professionnels de la dérision distinguée ou vulgaire»

Beaucoup de vos créations ne datent pas d’hier, pourquoi avoir attendu si longtemps pour les dévoiler ?

C’était un travail très personnel et que je n’osais pas montrer, car je me disais « il faut vraiment être complètement taré pour faire ça, et puis c’est peut-être contagieux… ». Mais bon, je l’ai fait quand même, sans y attacher grande importance… j’avais en effet oublié pendant une dizaine d’années à quel endroit  j’avais bien pu ranger la boite des dessins

Vous dites avoir été inspiré par un film d’animation de Walerian Borowscyk, qui s’appelait le Théâtre de Mr et Mme Kabal (http://www.youtube.com/watch?v=O656aI7GIfw),

Qu’est-ce qui vous inspiré dans ce film d’animation ?

C’est le côté polonais qui m’a plu. Les polonais sont tous un peu bargeos (il ont eu des graphistes-affichistes géniaux) D’ailleurs Père Ubu, n’était-il pas roi de Pologne ?

Vous avez appelé cet univers, qui regroupe plusieurs centaines d’illustrations Au pays merveilleux du sapier-pompeur, pouvez-vous nous parler du choix de ce titre ?

Le mec qui était en train de se traire ses propre mamelles, je l’avais titrè « Paysan »…Mais c’était un peu redondant et j’ai pensé que sapier-pompeur »,  c’était plus drôle et ouvert. Les titres, c’est difficile à donner. Car les dessins fonctionnent en eux-mêmes , ils sont ouverts à toutes les significations. Or en y mettant un titre, on risque d’en obturer le sens, de le réduire. Un bon titre doit ouvrir encore plus.

Andy Variole a-t-il d’autres projets ?

Andy Variole n’a aucun projet. No future, no passé, no présent. « a dirin, a pens’pas, a existe pas » comme disait Raymond Quéneau

Pourquoi avoir attendu si longtemps pour les dévoiler ?

C’était un travail très personnel et que je n’osais pas montrer, car je me disais « il faut vraiment être complètement taré pour faire ça, et puis c’est peut-être contagieux… ».

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