
Le Paltoc ou Palais de Tokyo, temple de l’art contemporain parigo-branchouille français à vocation internationale, se sent pousser des ailes de puis que le parfumeur aux abeilles Guerlain l’ a mécéné pour être plus responsable et durable et sentir bon la permaculture.
« Pour que la transition écologique ne reste pas uniquement partielle ou cosmétique, il me semble qu’elle doit s’inspirer de cette pensée-artiste, de cette formidable plasticité des imaginaires, à travers un programme que j’appelle la permaculture institutionnelle. » nous déclare son directeur, Guillaume Dessabge…Ben Voyons Ginette . Pourquoi se gêner ?
Permaculture et droits culturels
Le Paltoc durable vient donc d’ouvrir son Hamo, Espace de médiation, d’éducation et d’inclusion, imaginé comme un outil pionnier dans l’inclusion, la visibilité et l’accompagnement de personnes dites ” à besoins spécifiques”. L’occasion de déployer un ensemble de recherches et d’actions concrètes qui bénéficient à toutes et tous, mais aussi de guider l’institution et ses publics vers une vision créative et constructive de la diversité mentale.
Accessible depuis le hall d’entrée, son positionnement central traduit notre volonté de rapprocher les œuvres et les publics dans une logique alliant permaculture institutionnelle et droits culturels.
Art, santé mentale, psychobie, et neurodiversité

`Ce hamo est destiné à l’accueil des publics dans leur plus grande diversité (visiteurs individuels, familles, groupes scolaires, personnes en situation d’exclusion ou de handicap et acteur·ices, relais socio-éducatifs…) avec une attention particulière portée à la santé mentale.
À cet effet, le Palais de Tokyo a créé un comité d’orientation scientifique afin de l’accompagner dans sa réflexion sur la création de ressources en matière de médiation pour les publics en situation de handicap cognitif et psychique.
Tel un village au cœur du Palais de Tokyo, il incarne et affirme le rôle social d’un centre d’art en visant à initier des rapprochements et créer des points de convergence entre médiation culturelle et soin, de manière à favoriser le développement de projets partagés.
Le Hamo et l’esprit permaculturel
Le Palais de Tokyo s’inspire du modèle systémique de la permaculture, du fonctionnement résilient de la nature et des principes vertueux de développement durable pour constituer une éthique de travail globale qui renoue avec les fonctions multiples de l’art.
Cette ambition irrigue chaque métier, du management à la programmation, de la communication au bâtiment. Elle invite à penser et travailler écologiquement l’activité artistique de demain autour de 4 notions clés : une pensée en écosystème avec les autres institutions, un fonctionnement des espaces selon les principes du zonage, une attention à la biodiversité des formes qui s’attache à privilégier le circuit court.
Une empreinte carbone réduite de 90 % en 2050
Déployant ce nouveau paradigme, le Palais de Tokyo a réalisé son bilan carbone en 2021 et mis en place sa stratégie climat avec un objectif de réduction de 90% de ses émissions carbones d’ici 2050. … Comme 95% de l’empreinte carbone des lieux culturels vient des déplacements en voiture thermique des visiteurs, il est possible d’atteindre cet objectif avec une disparition totale des visiteurs en 2050.
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