

Longtemps considéré par les autorités cultuelles progresistes, comme un art des plus réactionnaires, voire nazi, au point qu’on a vu la galerie Râ d’Hervé Sérane , exlue de la FIAC dans les années 80, et les excellents peintres graveurs comme Yves Doaré et François Houtin loués au pilori (images jointes)
Le courant des visionnaires contemporains incarne en effet une rupture totale, frontale et méthodique avec l’art officiel en France.
Alors que l’art institutionnel (promu par l’État et les FRAC) s’est longtemps structuré autour du conceptuel, du minimalisme et du discours intellectuel, l’art visionnaire prend exactement le contre-pied de cette approche
Cette rupture s’organise autour de trois oppositions majeures.
1. La technique face à la dématérialisation
• Le courant visionnaire remet au centre de l’art la maitrise technique absolue, le dessin méticuleux et le savoir-faire pictural (proche des maitres anciens). Pour ces artistes, la virtuosité technique est indispensable pour retranscrire fidèlement la complexité de leurs visions.
2. Le spirituel et l’invisible face au sociologique et au politique
• L’art officiel est ancré dans le réel immédiat. Il traite de sujets sociopolitiques, de l’actualité, du genre ou de l’écologie.2. Le spirituel et l’invisible face au sociologique et au politique
- L’art officiel est ancré dans le réel immédiat. Il traite de sujets sociopolitiques, de l’actualité, du genre ou de l’écologie.
- Le courant visionnaire cherche à transcender le monde physique. il explore les états modifiés de conscience, le mysticisme, le sacré, ‘onirisme et l’inconscient collectif. C’est un art intrinsèquement intemporel, qui refuse de porter le reflet d’une mode ou d’une anecdote d’époque.
3. L’émotion immédiate face au texte explicatif
• L’art visionnaire mise sur la réceptivité intuitive et sensible. L’œuvre doit frapper le spectateur par sa puissance visuelle et la lumière mystique qu’elle dégage, sans qu’il soit nécessaire de lire un manifeste pour en ressentir l’impact.

Plus d’infos :
https://journals.openedition.org/estampe/6327