
Voici une œuvre de la plasticienne émergente Gabrielle Hereet étendue au sol devant l’autel de la chapelle St Joseph du château de Pontivy. Cela se passe dans le cadre de l’opération annuelle intitulée « l’art dans les chapelles » : art « contemporain » comme il se doit qui squatte ainsi une trentaine de chapelles bretonnes.
J’avoue que je ne comprends pas très bien la présence de cette grande serpillière assortie d’anneaux et de branchages, dans ce lieu de prière et de recueillement.
S’agit-il de l’expression d’une nouvelle religion, d’une apparition miraculeuse ? D’une résurgence de vieux paganisme druidique ?
Les croyants bâtisseurs de cette chapelle au 15 e siècle, pouvaient-ils imaginer qu’elle servirait , 600 ans plus tard, à exposer cette œuvre ? ET si oui , l’auraient-ils construite ?
On ne comprends pas pourquoi et comment nous en sommes arrivés là…Existe-t-il quelque part , une explication…Alors j’ai cherché et trouvé ces propos sortis de l’orifice buccal de l’artiste elle-même :
« Les formes que je propose sont issues de l’interrelation entre le domaine du sensible et les théories, prédictives ou descriptives, élaborées depuis des millénaires pour décrire le monde (géométrie, géologie, météorologie, thermodynamique, théorie du chaos ou physique élémentaire…). J’utilise la science de manière empirique, sans nombre ni équation, afin d’induire une lecture poétique des mécaniques de paysages et plus généralement des phénomènes physiques construisant l’espace quotidien, universel ou anthropique. »…Alors oui, maintenant on comprend mieux que tout cela est d’un grande cohérence dans l’ordre du dérèglement endocrinologique…voire endoctrinologique.
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