
Extrait du com. de presse :
Ecrit par Léo Marin, Curator « on the run » et Critique d’art » indépendant » – Directeur d’URDLA
« Depuis plus de vingt ans, l’œuvre de Delphine Reist peuple les espaces d’objets familiers : seaux, chaises, bottes, rideaux, bouteilles, gels douche, outils, sacs de sport, fourrures, et autres produits industriels. Pourtant, ces objets ne sont jamais traités comme de simples signes. Tous portent les gestes de leurs usages, et ces gestes, à force de répétition, ont fini par façonner nos propres corps. Passer la serpillère, se laver, entretenir ses vêtements n’a plus rien d’exceptionnel : on ne conscientise même plus ces gestes, et les corps qui les accomplissent disparaissent avec eux. Plus encore que cela, lorsque le statut social d’une personne monte d’un niveau, le soin et le nettoyage ne sont pas juste invisibilisés, ce sont les tout premiers services que l’on délègue lorsque le pouvoir ou l’argent nous le permet et cette délégation suit une hiérarchie sociale et raciale très nette. » Ben voyons Ginette ! Pourquoi se gêner ?
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