BANKSY COMME SYMPTÔME DE L’ EFFONDREMENT-RETOURNEMENT  CIVILISATIONNEL DE NOTRE ÉPOQUE

Il n’y a que les spéculateurs, tant intellectuels que financiers, qui puissent se réjouir de cet effondrement,  car celui-ci leur rapportent gros et  c’est pour cela qu’ils en sont les premiers  acteurs.

Bansky est le meilleur produit spéculatif et le meilleur complice pour cette funeste engeance mercantile, qui constitue un pan essentiel de l’art dit contemporain.

Banski a compris , lui aussi, que le système actuel de valorisation de l’art était fait de telle sorte que plus les artitses le critiquaient , le ridiculisaient, lui crachaient dessus, en dénonçaient la cupdidé et l’ineptie de fond,etc.,  plus ce même systême était reconnaissant envers eux pour les valoriser tant intellectuellemnt que financièrement . Cette mise en abime de l’ineptie participant d’une logique psycho-sociétale inversée ou d’une stratégie  totalement perverse mais se situant au point ultime de  ce masochisme  « auto-déconstructif »  qui plait tant aux adeptes de  l’Art dit contemporain.

Si  Bansky déchiquète une des ses œuvres, c’est qu’il sait qu’elle sera ainsi  survalorisée auprès d’imbéciles , parce qu’elle devient ainsi la preuve et l’emblème de leur  imbécilité, qu’ils revendiquent dans cette « conjuration des imbéciles », selon la formule de Jean Baudrillard qu’est le milieu

de l’art dit contemporain.

 Cette stratégie est la même que celle de Maurizio Cattelan, quand, à l’occasion de la 49° Biennal de Venise (Juin 2001),  il avait réuni les   150 des plus gros collectionneurs d’art du monde dans cet  immense et pestilentiel  cloaque qu’est la décharge de Palerme, pour les ridiculiser

Opération très médiatique conçue par Cattelan et son comparse Szeemann, qui consista à  amener de Venise par avion les   150 des plus gros collectionneurs d’art du monde dans cet  immense et pestilentiel  cloaque qu’est la décharge de Palerme, pour les ridiculiser et les asphyxier définitivement, a permis au contraire », à ces « snobs incultes et richissimes »  de se faire un maximum  de communication  et d’argent en montant la cote  de ce bouffon du système, à un niveau pharamineux.

Voici le texte  paru dans le Monde, de Melle Jardonnet, troisième pigiste d’art au dit journal :

(Elle  ne peut  évoquer ce qui dit plus haut car cela ne lui a jamais effleuré l’esprit )

« Sur le bas d’un mur d’un des escaliers d’accès au pont de Waterloo, à Londres, est apparue un matin de 2002 la silhouette en noir et blanc et à taille réelle d’une fillette les cheveux au vent, la main tendue vers un ballon rouge en forme de cœur dont le fil lui échappe. Ni vraiment poignante ni complètement mièvre, l’image, ancrée dans le paysage urbain, a son charme mélancolique.

Dès lors, les Britanniques vont suivre les aventures de plus en plus audacieuses et contestataires de celui qui va devenir la figure de proue de la mouvance street art:

Banksy. Un artiste capable de déployer une créativité hors normes

 à partir d’un arsenal limité – des pochoirs, des bombes de couleur (mais avant tout le noir), l’anonymat et les actions surprises dans des lieux parfaitement ciblés.

Image somme toute convenue, comparé à ce qui va suivre – pieds de nez humoristiques et critiques acerbes sur l’époque, ses travers et hypocrisies avec, toujours, une touche de poésie ou d’humour noir – Girl with Balloon est devenue une icône. Au point d’être adjugée 1,042 million de livres (environ 1,2 million d’euros), bien au-delà des estimations et un record pour une œuvre de l’artiste, pour une simple version sur toile, le 5 octobre 2018, lors d’une vente chez Sotheby’s à Londres.

Interventions sauvages

Pourtant, coup de théâtre au moment de l’adjudication: une alarme se déclenche et la toile se met à glisser vers le bas du ta-bleau, dont le cadre dissimulait une broyeuse à papier mystérieusement déclenchée devant un public médusé. La mécanique s’arrête à mi-toile, avec le corps de l’enfant lacéré verticalement hors du cadre, et le ballon laissé intact.

«On dirait qu’on vient de se faire « banksyser »», avait alors réagi Alex Branczik, le responsable du département art contemporain de Sotheby’s.

Le happening fait le tour du monde avant que l’artiste, qui n’était pas vendeur de l’œuvre, s’en explique sur Instagram: il aurait, quelques années aupara-vant, «incorporé une déchique- teuse à papier dans la peinture, pour le cas où elle serait mise aux enchères » par son propriétaire. Il ajoute une citation qu’il attribue à Pablo Picasso (1881-1973) : « L’envie de détruire est aussi une envie créatrice. » La formule est en réalité de Mikhail Bakounine (1814- 1876), même si Picasso avait exprimé une idée proche: «Tout acte de création est d’abord un acte de destruction.»

Banksy n’en était pas à sa première moquerie envers le système marchand de l’art et la valeur qu’il peut attribuer aux œuvres. En 2013, lors d’une série d’interventions sauvages dans les rues de New York, il avait notamment installé un stand près de Central Park pour vendre anony-mement, et sans grand succès, une vingtaine de ses toiles pour…60 dollars, alors qu’elles se vendaient des centaines de milliers d’euros sur le marché officiel.

La stupéfaction passée, l’heureuse acquéreuse (anonyme) d’une pièce réellement unique, puisque le pochoir, reproductible, jouissait d’une double intervention de l’artiste, a finalement remis en vente l’œuvre en vente, toujours chez Sotheby’s, à New York cette fois, trois ans plus tard.

L’œuvre rebaptisée par Banksy Lamour est à la poubelle, en octobre 2021, a vu son estimation pulvérisée par un acquéreur asiatique qui l’a achetée environ 18,6 millions de livres. La demi-destruc-tion aura donc parfaitement démontré à quel point le marché peut s’emballer, avec un prix multiplié par 18 depuis la vente-choc.

Critique authentique ou coup de pub viral parfaitement maîtrisé?

L’ironie mordante de Banksy se plaît à se glisser entre les deux. »

 Ben voyons Ginette !

J’avais déjà écrit sur le sujet :

1 – Banksy à Marseille

2 – Banksy à Toulon

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