AVEC LE DYSTOPIQUE ART PRESS,  LA COURSE À L’EFFARANTE INANTITÉ DE L’ART DIT CONTEMPORAIN CONTINUE

L’art dit contemporain va de plus en plus mal à mesure que les subventions qui le nourrissent diminuent et que les FRAC et les MAC sont de plus en plus désertés par le public…

Seul, le magazine Art Press semble , cette Pravda du totalitarisme artistique d’État, premier support et vecteur de cette inanité verbeuse sur-idéologisée et sur-intellectualisée , se porte encore à merveille.

La raison de cette bonne santé est tout simplement que ce « media de niche corporatiste », ce bulletin de liaison de l’entre-soi institutionnel garde son audience obligée.

 IL demeure  la nourriture intellectuelle fédératrice indispensable  de tout le grand et menu personnel des FRAC, des MAC, des profs en Ecoles des beaux-arts, des agrégés d’art plastiques, des cultureux middle-class, etc….Qui raffolent de son imbitabilité langagière et de son hypnotique  absconcité.

Il reste le magazine dont  l’abonnement est obligatoire pour toutes les artothèques, bibliothèques municipales , galerie subventionnées, centres universitaires, centres de documentation, etc… Toutes structures dépendant de l’argent public.

On aimerait mieux connaître le lectorat d’Art Press, la typologie socio-cult de ses adeptes , les chiffres de ses abonnements et des ventes en kiosque

Dans ce numéro on trouve quelques sujets bien gratinés dans la ligne posturo-conceptuelle habituel :

– la dystopie Beaubourg…je crains le pire

– L’incontournable Filliou référence majeur qui a dit « l’art est ce qui fait que la vie est plus intéressante que l’art »..Ben voyons Ginette !

– iconophagie au MUCEM …Mon Dieu , ! Mond Dieu ! expectoration assurée.

– Penchréac’h : la peinture en sale état de socio- psycho-pathos…et  qui ,pour cela, plait tant aux anti-peinture.

Renseignements pris :

Les comptes accessibles de la société éditrice d’ART PRESS permettent de dresser un portrait assez différent de l’image d’une revue solidement installée.

1. Situation financière récente

Les données de comptes 2024 publiées au registre du commerce montrent :

chiffre d’affaires : 489 270 €

total des produits d’exploitation : 534 975 €

résultat d’exploitation : −186 920 €

résultat net : −164 869 €

effectif : 3 à 5 salariés

Évolution du chiffre d’affaires : 2021- 652 k€, 2022 – 616 k€, 2023 – 546 k€, 2024 – 489 k€

La baisse est continue depuis plusieurs années.

Structure du bilan

Les indicateurs les plus préoccupants sont :

capitaux propres : −890 799 €

dettes : 1,196 M€

trésorerie disponible : 8 701 €

perte 2024 : 164 869 €

Des capitaux propres aussi négatifs signifient que les pertes cumulées sont très importantes par rapport au capital social.

Les comptes 2024 suggèrent que sa pérennité dépend probablement d’autre chose que des seules ventes en kiosque ou abonnements individuels.

La société éditrice ART PRESS est structurellement déficitaire depuis plusieurs années. Chiffre d’affaires – Résultat net

2021 = 652 k€ -30,9 k€

2022 = 616 k€ -79,1 k€

2023 = 546 k€ -103 k€

2024 = 489 k€ -164,9 k€

Ses capitaux propres sont fortement négatifs (-890 799 € fin 2024) et les dettes dépassent 1,19 M€.

Art Press bénéficie vraisemblablement au minimum des aides indirectes communes à la presse (TVA réduite, mécanismes postaux et de diffusion).

Vu son déficit récurrent, la survie de la revue repose probablement sur un assemblage de ventes, abonnements institutionnels, publicité culturelle et aides liées à la presse.

Autrement dit, une partie significative de son marché est probablement alimentée indirectement par la dépense publique culturelle.

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