
C’est le salon de la jeune création contemporaine bientôt émergente sur la scène internationale.
C’est le salon de « la jeune pousse » où se montrent les récents diplômés avec félicitations du jury (après boire ) des Ecoles nationales des Beaux-Arts,

C’est le salon où l’on trouvera les futures nominés au Prix ADIAF Marcel Duchamp, au prix de la Fondation Pastis Ricard (à consommer avec modération )

C’est le salon où figurent les futurs achats des FRAC, etc
C’est le salon de l’élite mondialisée, qui n’a rien voir avec les salons à visage humain tels que Figuration Critique, Le 109, le Salon d’Automne, comparaison, etc tous jugés ringard et non-contemporains par les experts du Ministère et les spéculateurs du grand marché.
*************
Voici jointes quelques images des œuvres présentées, pour que vous mesuriez vous-mêmes le niveau de haute contemporanéité conceptualo-bidulaire de cette manifastation phare pour le réseau de l’art institutionnel.
*************
Voici le catalogue de l’édion 2026 :
https://www.calameo.com/read/007092780b30b0d80fad3
*************
Voici le site du salon :
**************
Voici ce que dit Mlle Jardonnet, 3 ème pigiste d’art au Journal de référence Le Monde :
Chaque année, le Beffroi de Montrouge (Hauts-de-Seine) sert de phare pour venir découvrir la génération émergente de l’art contemporain. Depuis 1955, les formules se déclinent pour présenter cette sélection annuelle qui a su se faire une place à part dans le paysage parisien en s’efforçant d’être à la fois exigeante et accessible au grand public. Sous l’égide d’Andrea Ponsini, directeur artistique de la manifestation depuis 2025, les huit membres du comité curatorial ont cette année étudié les 300 candidatures retenues sur quelque 2 000 reçues, pour en sélectionner 40.
************
Voici ce qu’en dit Mr Étienne Lengereau, Maire de Montrouge
« Le Salon de Montrouge fait battre le coeur de notre Ville au rythme de la création contemporaine. Chaque année, il révèle des artistes talentueux, leur offre une scène exigeante et humaine, et contribue à rendre l’art vivant, visible, accessible à tous. » Ben voyons Ginette !
************
Voici ce qu’en dit Mme Colette Aubry, Maire-adjointe à la Culture et au Patrimoine
« Faire entrer l’art dans la ville, c’est l’ouvrir à toutes et à tous, au quotidien. Le Salon de Montrouge crée des passerelles entre les jeunes artistes et les publics, tout en les accompagnant dans leur insertion dans le monde professionnel. Il contribue à faire émerger une nouvelle génération d’artistes et affirme une ambition forte : inscrire la création contemporaine au coeur de notre engagement culturel. » Ben voyons Ginette !
*********
Voici Les membres du comité curatorial ou « Collège critique » (photo jointe)
Léa Bismuth, critique d’art, commissaire d’exposition, écrivaine, Lucie Camous, commissaire indépendante, Licia Demuro, commissaire d’exposition indépendante et critique d’art, Margaux Knight, commissaire indépendante, Frédéric Lorin, juriste, financier et collectionneur d’art engagé, Arnaud Morand, directeur artistique, commissaire d’exposition, Stéphanie Pécourt, directrice du Centre Wallonie-Bruxelles de Paris,…
et , the last but not the least : Henri van Melle, conseiller en art contemporain, directeur du fonds de dotation Fabrice Hyber et président des Jardiniers, tiers-lieu artistique à Montrouge (gniark !)
************
Le lieu d’émergence d’un questionnement sociétal multidirectionnel fondamental
Voici un extrait du texte que j’avais consacré à ce prestigieux salon et qui a été publié dans mon livre « La bouffonnerie de l’art contemporain » – 2015 – Editions jean-Cyrille Godefroy (encore disponible sur Amazone):
Il fallait donc que la France se dotât d’un lieu d’émergence de ce questionnement sociétal multidirectionnel et fondamental, d’un lieu de découverte et de reconnaissance qui fasse aussi « accélérateur de carrière », pour ces milliers de jeunes performateurs sortis chaque année de nos écoles des Beaux-Arts… et c’est le Salon de Montrouge qui a été investi de cette fonction.
Alors, la ville y a mis le paquet financièrement, avec la DRAC, le Conseil Général, le ministère et des sponsors de toutes sortes. On a créé un « Collège critique » réunissant une quinzaine d’éminents acteurs du réseau, journalistes, historiens, critiques, collectionneurs, galeristes et commissaires d’exposition, tous issus de l’appareil art contemporain institutionnel et des réseaux grands marchands,
Que du beau monde donc trié sur le volet, pour trier environ 3 000 dossiers de candidature correspondant à la fournée annuelle de jeunes têtards diplômés avec félicitations du jury, et pour en extraire la quintessence, soit une centaine d’exposants, avec parmi eux les futurs stars du marché international… Heureux élus bénéficiant déjà, grâce à Montrouge, d’une aide concrète à travers une bourse à la production, d’un « accompagnement critique », de la perspective d’une exposition au Palais de Tokyo (partenaire fidèle et emblématique de leur souci de professionnalisation), de l’inscription dans les réseaux des FRACs, des structures de monstration subventionnées à fond, de la Fondation Pastis Ricard (à consommer avec modération ) , la Fondation ADIAF pour le Prix Marcel Duchamp, etc.
Cette vocation du Salon de Montrouge de détecteur des futurs « produits artistico-fi nanciers internationaux », s’est affirmée, en 2009, avec la nomination de Stéphane Corréard à sa direction, en remplacement d’Alain Lamaignère, qui avait su jusqu’alors conserver à ce Salon la diversité, la prospectivité et l’indépendance vis-à-visdes injonctions institutionnelles et grand-marchandes, qu’avait su lui insuffler à son origine, sa géniale créatrice Nicole Gignoux.(Un virage esthético-idéologique marqué par la présence, en tant qu’invité d’honneur de l’artiste Label-Rojoux, par ailleurs professeur de foutage de gueule à la Villa Arson (École des Beaux-Arts de Nice).
Mais la direction artistique de Stéphane Corréard, parce que celui-ci était, par ailleurs, expert pour la maison de ventes Cornette de Saint-Cyr et en plus collaborateur du journal Art Magazine pour sa rubrique de conseil aux spéculateurs intitulée « délit d’initié » posa problème d’ordre déontologique…Aussi Mr Corréard sera donc dégagé discrètement du Salon de Montrouge parce que , paraît-il, on prit conscience que sa double casquette faisait un peu trop désordre, collusion éhontée et conflit d’intérêt trop manifeste…
…Difficile d’admettre en effet qu’on puisse aussi visiblement utiliser les structures et l’argent public pour fabriquer des produits destinés à enrichir les intérêts privés…
SALON PROPULSEUR DE CARRIÈRE DE MONTROUGE ?
Lorsqu’un langage né pour être subversif devient la norme, il perd sa raison d’être. C’est exactement ce qui arrive au conceptuel : il est enseigné dans les écoles d’art, il structure les FRAC, les centres d’art, les biennales. Bref, il est devenu en France une convention administrative officielle, comme le montre le Salon de Montrouge, inauguré par Mr Lengereau, Maire.
Une avant‑garde institutionnalisée n’est plus une avant‑garde : c’est un académisme.
Le changement reste dans l’ordre du déroulement de l’histoire de l’art. La fin de l’hégémonie de l’art dit contemporain, de ce paradigme qui a dominé pendant plus d’un demi‑siècle, devient en conséquence inévitable. Comme souvent en art, comme ailleurs, la fin d’un cycle ne ressemble jamais à un effondrement, c’est davantage un glissement, une perte d’évidence, un déplacement des centres d’intérêt.