AU FRAC ALSACE, LA PLASTICIENNE   S’INTERROGE SUR L’OBJET ET LE CONTEXTE QUI LE DÉFINIT

Image jointe d’une œuvre d‘elle faite d’un morceau de pain rassis d’où sort un collier de perles et surmonté d’une grosse mouche en dentelle .

Elle déclare vouloir  « questionner  sa découverte, son statut, sa conservation et la monstration qu’il en est faite, sont autant de paramètres nécessaires à sa compréhension » ». Elle se figure l’objet comme « n’existant pleinement qu’à travers les transformations qu’il subit. Ces altérations permettant de l’arracher à une « finalité sans fin », c’est-à-dire à une fonction figée.

L’objet qu’elle désacralise autant qu’elle mystifie à l’extrême, devient sujet à de multiples interprétations et interroge le principe même de conservation.

L’objet quitte avec elle son existence utilitaire pour devenir un objet archéologique et scientifique à compter de son exhumation. Il endosse un nouveau rôle chaque fois que nous modifions son contexte.

Tour à tour utilitaire, déchet, œuvre d’art ou vestige, l’objet traverse le temps révélant que sa valeur dépend moins de sa nature que du regard que nous portons sur lui… Ben voyons Ginette ! Pourquoi se gêner ?

Plus d’infos et images :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *