
Le premier a avoir fait du torchecul un objet de réflexion de fond et de méditation transcendantale fut Rabelais par l’entremise de son Gargantua dont vous pouvez retrouver les paroles sur le sujet en tapant simplement- et calmement – sur google :« torchecul Rabelais »

Philippe Aïni est un ami de fond depuis près de 50 ans. C’est le génial docteur Jean Fraisseix, le Maire d’Eymoutiers qui me l’ a fait connaître au début des années 80 lors d’une expo d’art « singulier » qu’il avait organisée en son Hôtel de Ville.
Je profite ici de l’occasion pour rappeler que Jean Fraisseix avait, à la même époque , réalisé le FACLIM (Fonds d’Art Contemporain Limousin) dont l’idée fut chapardée par Jack Lang et sa commission Troche , pour en retourner le sens et pour en faire les FRAC à la sinistre réputation , que l’on connait aujourd’hui.
C’est dons en tant qu’ami que Philipp Aïni m’a téléphoné pour me demander si, à mon avis, il était bien pertinent d’exposer, en décembre dans son stand de la Foire d’Art Contemporain de Montpellier son œuvre faite d’une cinquantaine de torcheculs personnels et réalisée en 2024, …Et pour savoir si ça ne risquait pas d’être « déplacé » voire contre-productif pour son image d’artiste..
Je lui ai d’abord demandé de me décrire l’oeuvre, comment il en avait assemblé les éléments et si elle était vraiment inodore.
Il m’assura quelle ne sentait rien du tout et qu’elle avait été traitée pour rigidifier les 50 torcheculs roulés comme des papillotes Révillon, et disposés en rond au centre d’un somptueux cadre plaqué or du 18 e siècle (ce que l’on peut constater en effet sur la photo jointe)

Je l’assurais donc qu’ avec ce travail très soigné esthétiquement, l’opération était élégante, pertinente, jouable, et même historiquement intéressante, puisqu’elle s’inscrivait dans la suite d’œuvres qui ont marqué et fait progressé l’histoire de l’art, telles que l » « Mierda d’artista » de Manzoni, la pissoire de Marcel Duchamp, le plug rectal de Mac Carthy, la peinture à la matière fécale de Jacques Lizèe, les perles en forme d’anus d’Othoniel, les étrons tirebouchonnés de Verna Benêt, « La Merde » d’ Aline Bouvy, (une installation audiovisuelle immersive au Pavillon du Luxembourg à La Biennale Arte 2026 à Venise ), les fèces de la machine « Cloaqua » de Wim Delvoy…Sans parler des célèbres fesses de Catherine Millet.
Je lui demandais tout de même si ses « torcheculs métaphysiques » étaient porteurs de quelque message subliminal politico-sociétal de droite, de gauche, ou de l’extrême-centre, et si oui lequel… IL me répondit que non et que c’était au contraire pour se moquer des déjections conceptualo-bidulaires idiologiquement chargées et malodorantes mentalement, qui encombrent les FRAC , les MAC et même les foires d’art internationales.
Métaphysiques ces torcheculs,oui… mais aussi métaphoriques , non ?
Ce que j’avais précédemment écrit sur Philippe Aïni :