
C’est Daniel Buren lui-même , figure on ne peut plus emblématique de l’art « contemporain » hexagonal, qui nous a annoncé la disparition proche de ce type d’art en déclarant , en octobre 2023 à la Nouvelle République du Centre, : « L’art contemporain est une espèce de dénomination qui ne veut strictement rien dire… C’est seulement un fragment de l’art qui se fait et qui sera un jour défini entre 1999 et 2030, et dont on dira que « c’est la période de l’art contemporain » … Ben Voyons !
Notre plasticien national de renommée internationale ne manque donc pas de culot en disant ça, car il sait bien que ses poteaux rayés en béton armé sont indestructibles, et qu’ils sont de surcroît juridiquement protégés en tant qu’ œuvres in situ, c’est-à-dire qu’ils ne pourront jamais , selon la loi, être retirés de l’endroit où ils ont été installés … et que pour cela ils resteront à jamais « contemporains », comme la crétinerie et la laideur peuvent avoir naturellement dimension d’inélianibilité, d’intemporalité, d’éternité et d’universalité.
Mais au-dela de ça, on assiste en effet aujourd’hui à une régression de l’art vers le sensible et le poétique d’antan, qui vont à l’encontre du progressisme consubstantiel à l’art auto-déclaré « contemporain », de nature plutôt conceptuel.
Ce phénomème semble aller de paire avec une droitisation de la société qui fait craindre aux progressistes contemporainolatres le retour imminent de la peste brune et de la bête immonde.
Enfin disons plus simplement qu’il y a de plus en plus de citoyens , qui ne supportent plus que l’ art dit « contemporain » tout comme l’humour dit « France-Inter » , n’existent et ne persistent qu’avec l’argent du contribuable.