
Madame Pégard, ex-rédactrice en chef du magazine Le Point, ex-directrice du Château de Versailles, actuelle Conseillère spéciale Culture au Cabinet du Président de la République vient de recevoir Rémy Aron, Président de La Maison des Artistes, au Palais de l’Élysée …pour papoter un peu.( voir copie jointe du communiqué publié par la MDA.

On peut imaginer qu’un des sujets de ce fructueux papotage a pu être (entre autres) la ringardisation et l’invisibilisation institutionnelle de 90% de la création visuelle actuelle… au nom du respect de la diversité créative….
On reste encore et toujours « entre-soi » !
Le conseiller « spécial » culture d’Emmanuel Macron depuis 2023, Philippe Bélaval a quitté son poste le 23 juin 2025, indique un arrêté du président de la République pris le 30 mai 2025. Il est remplacé par Catherine Pégard.
Philippe Bélaval assumait ce rôle depuis le début d’année 2023, succédant à Rima Abdul-Malak, qui avait laissé le poste vacant depuis son entrée au ministère de la Culture en mai 2022. Déjà proche du président de la République, il le conseillait sur les sujets patrimoniaux et s’était notamment impliqué dans le projet de la Cité internationale de la langue française, à Villers-Cotterêts.
De la BnF à l’Élysée
Philippe Bélaval serait « cité parmi les prétendants à l’Académie des beaux-arts », et fait valoir ses droits à la retraite pour justifier son départ de l’Élysée — il est âgé de 69 ans.
Diplômé de l’Institut d’études politiques de Toulouse, passé par l’École nationale d’administration, Philippe Bélaval commence sa carrière au Conseil d’État avant d’accéder aux institutions culturelles. Il devient directeur général de l’Opéra de Paris en 1990 puis se voit confier plusieurs missions relatives à la création de la nouvelle Bibliothèque nationale de France, en 1993. Il prend le poste de directeur général de l’établissement à partir de 1994. Après la BnF, il prend la direction des Archives de France, avant d’être directeur du Centre des monuments nationaux en 2012.
L’exemple de l’Académie de France à Rome : pas moins de 10.9 M€.
Une suppression de cette Académie, c’est-à-dire de la Villa Médicis, serait, non seulement logique mais également salutaire au budget. En effet, cette Institution uniquement prévue pour accueillir les lauréats des Prix de Rome perdure, alors que la distinction des Prix de Rome a été abandonnée depuis 1968.
La nomination de directeur de la Villa Médicis se fait par décret du chef de l’État, celle-ci offre donc des opportunités de reclassement, ce qui peut expliquer que même devenue depuis longtemps inutile et sans objet, la suppression de la Villa ne figure pas à l’ordre du jour, pas plus que sa vente ou sa restitution aux italiens.
Le fonctionnement de cette Académie a d’ailleurs fait l’objet d’un rapport d’information au nom de la commission des finances du Sénat :
https://www.senat.fr/rap/r00-274/r00-274_mono.html