
Sans public et bientôt sans subventions, ils commencent fermer à les uns après les autres… La coûteuse plaisanterie aura duré tout de même près de 50 ans !
Viennent donc de fermer : Le 40 mètres cube à Rennes, Le Grand Café à Saint-Nazaire, le CCC OD de Tours….à qui le tour ?
l’Observatoire des politiques culturelles a lancé l’outil collaboratif intitulé « Cartocrise culture 2025 ». et nous a fourni la carte des lieux en faillite….Attention les yeux !
Après des mois de flou budgétaire, les structures culturelles commencent à y voir plus clair. L’heure n’est pas aux réjouissances : la loi de finances pour 2025, adoptée le 14 février, demande un effort de 2,2 milliards d’euros aux collectivités territoriales et, pour beaucoup d’entre elles, les économies se feront sur la culture. Face à la généralisation des coupes budgétaires, l’Observatoire des politiques culturelles a lancé l’outil collaboratif intitulé « Cartocrise culture 2025 ». Depuis sa mise en ligne le 27 mars, plus de 400 structures, dont une vingtaine d’entre elles relèvent des arts plastiques et visuels, ont indiqué être concernées par des baisses de financements publics.
Les centres d’art, dont les collectivités territoriales assuraient en moyenne 43 % du financement global en 2020 (22 % pour les communes, 15 % pour les Régions et 6 % pour les Départements), sont directement touchés par les coupes budgétaires. Les baisses affectent plusieurs centres d’art membres du réseau national DCA et labellisés « Centres d’art contemporain d’intérêt national » (Cacin).
Voici l’article du Jounal des Arts sur le sujet :
Et voici l’article concernant le BBB de Toulouse

Face aux restrictions imposées aux collectivités territoriales, ces structures, qui dépendent quasi exclusivement des financements publics, enregistrent des baisses de subventions.
Le tribunal judiciaire de Toulouse a prononcé le 16 février la liquidation judiciaire du centre d’art.
Jusqu’au bout, l’équipe du BBB se sera battue pour tenter de trouver une issue à la crise qui l’ébranlait depuis trois ans – les difficultés financières avaient atteint leur point culminant en 2025 du fait des baisses de subventions de l’État, de la Région Occitanie et de la Ville de Toulouse. La procédure de sauvegarde ouverte par le tribunal de commerce de Toulouse en décembre dernier n’aura finalement pas permis au centre d’art d’élaborer un plan de redressement probant. « Nous avons étudié différentes hypothèses afin de préserver la continuité du projet : redéfinition du modèle économique, évolution du projet artistique, recherche de nouveaux partenariats, possibilités de relocalisation, indiquent les salariées du BBB dans un communiqué. Malgré ces démarches et les échanges engagés avec les partenaires, les difficultés structurelles rencontrées n’ont pas permis d’aboutir à une solution viable. » Le tribunal judiciaire de Toulouse a donc prononcé la liquidation judiciaire du centre d’art le 16 février, entraînant de facto sa fermeture définitive et immédiate.
Au cours de ses trente-trois années d’existence, le BBB a accompagné plus de 2 000 artistes sur des projets d’exposition, de résidences de création et de formation. Bien que la Ville de Toulouse dispose d’autres espaces de monstration de l’art contemporain, à l’instar des Abattoirs – Musée-Frac Occitanie et d’artist-run spaces à l’exemple du tout récent Inessential Space, ouvert en 2025, la disparition du BBB laisse un vide au sein du paysage artistique local. À l’exception du 40mcube à Rennes, le BBB était le seul centre d’art en France à proposer des cycles de formation professionnelle à destination des artistes-auteurs. Le centre d’art a, en outre, souvent été le premier lieu à exposer de jeunes artistes émergents de la scène toulousaine.
Site Web : http://www.lebbb.org