GALERIES : L’ENQUÊTE INUTILE  DU JOURNAL DES ARTS

Intitulée : « Galeries et artistes : 50 nuances de relations- Une enquête auprès de 300 galeries met des chiffres derrière des pratiques connues et souligne leur diversité. »

Voir Ici :

https://www.lejournaldesarts.fr/marche/galeries-et-artistes-50-nuances-de-relations-181095?utm_source=JdAfr&utm_medium=email&utm_campaign=260121

On y apprend que

  • les galeries en région représentent en moyenne 22 artistes contre 27 pour les galeries à Paris
  • qu’il faut ne faut pas mélanger les torviettes et les serchons et  séparer les galeries adhérentes au Comité professionnel des galeries d’art (CPGA) qui sont professionnels et parisiennes , des  autres dites « classiques » ou régionales , recouvrant grosso modo la distinction Paris / province…bonjour la solidatité !
  • 68% des galeries GPGA ont un paillasson à leur porte pour s’essuyer les pieds, alors que seulement 25% des galeries de province en ont

On n’y apprend  donc rien

 Rien sur la situation réelle des galeries aujourd’hui,  sur leurs diverses typologies et stratégies marchandes….

Rien sur le fait que 80% des galeries sympa et prospectives de la rue de Seine et alentour sont aujourd’hui disparrues.

Rien sur le rôle d’internet pour la reconnaissance de la création vivante

Rien sur les ravages causés par l’idéologie ministérielle et son interventionnisme dans le champ de la création .  

Rien pour expliquer comment une banane scotchée ait pu se vendre 6, 2 millions d’Euros

Tout se passe donc comme si cette enquète qqui se trpome de sujet et par  son indigence de fond,  n’avait d’autre but que d’occulter la réalité du désastre  global pour les galeries et les artistes « non-alignés », pour qu’il continue de plus belle

Voici le  texte consternant du JDA  :

À défaut de leur bilan économique annuel (contrairement aux maisons de ventes), on en sait un peu plus sur l’étendue des relations des galeries avec leurs artistes grâce à une enquête menée par l’universitaire et économiste Nathalie Moureau. Les chiffres sont raisonnablement solides, car ils s’appuient sur 317 questionnaires répondus sur un total de 2 200 galeries d’art contemporain, selon une enquête du ministère de la Culture qui commence cependant à dater (2012) et qui ne reposait que sur 176 réponses. L’enquête distingue les galeries adhérentes au Comité professionnel des galeries d’art (CPGA) et les autres dites « classiques », recouvrant grosso modo la distinction Paris / province.

Cette distinction est plus ou moins topique selon les sujets. Ainsi les galeries en région représentent en moyenne 22 artistes contre 27 pour les galeries à Paris, un nombre proche de la moyenne internationale qui serait de 23 selon le 
rapport Art Basel / Clare McAndrew. Fort logiquement les galeries en région sont plus enclines à exposer des artistes de la scène française que les galeries parisiennes plus tournées vers l’international. Le rapport ne se hasarde pas à calculer un taux d’artistes de la scène française (un concept élastique) en galerie, mais une simple division aboutit à un ordre de grandeur autour de 50 %. Un taux qui sera jugé trop faible par les jeunes artistes qui peinent à exposer ou trop élevé par ceux qui pensent que la création doit être ouverte. Un autre chiffre du rapport risque de mécontenter encore plus les jeunes artistes de la scène française : seulement 43 % des galeries représentent au plus un jeune (!) de moins de 35 ans (dont 17 % aucun).

Encore trop peu de contrats avec les artistes

Mais là n’est pas le cœur de l’enquête qui s’efforce d’établir un état des lieux de la collaboration entre artistes et galeristes. L’enquête confirme quelques présupposés : la commission sur vente est d’environ 50 %, en général les expositions monographiques sont tous les deux ans, et elles sont souvent accompagnées d’un catalogue, tandis que le recours à un commissaire d’exposition reste limité, ce qui peut se comprendre.

En revanche, la contractualisation des rapports reste toujours minoritaire : 42 % des galeries n’ont aucun 
contrat et seules 27 % en ont un avec tous leurs artistes. Plus étonnant encore, alors qu’on s’attendrait à ce qu’un galeriste ait un contact régulier avec « ses » artistes – disons une fois par mois –, elles ne sont que 7 % des galeries « non CPGA » et 20 % des galeries CGPA à entretenir cette fréquence. Parfois, il n’y a aucun contact pendant un an.

Tous ces efforts pour quels résultats ? L’enquête ne le dit pas. Selon le rapport Art Basel / Clare McAndrew, beaucoup de galeristes dans le monde sont très dépendantes d’un seul artiste (33 % de leur CA). Si le taux est le même en France, le dilemme est : faut-il surinvestir sur cet artiste pour ne pas le perdre ou investir sur les autres pour amortir le risque de le perdre ?
….ou investir sur le paillasson de l’entrée ?

Ce que j’avais publié sur le sujet :

enquête galeries

https://lagazettedenicole.art/quelle-approche-sociologique-pour-la-disparition-des-galeries- decouvreuses/

quel avenir pour les galeries prospectives ?

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