
Madame, Monsieur,
Les élections municipales ont révélé le tissu dégradé de notre république qui fait craindre une année de campagne présidentielle de tous les dangers. J’ai été le chroniqueur bénévole et le témoin avisé de la dégradation culturelle et civilisationnelle depuis plus de 20 ans.
N’ayons pas peur des mots, c’est bien une crise civilisationnelle que vit notre pays et le monde occidental dans son ensemble.
Depuis 2006 et la publication de mon essai « La Machine Culturelle », je documente la violence des institutions culturelles et combats
l’idéologie qui la sous-tend. En ayant été moi-même victime à deux reprises, je me suis aperçu du double langage, du « en même temps » de mes interlocuteurs politiques et institutionnels qui ne cherchent pas à résoudre les problèmes mais cherchent à ce que les gens abandonnent, se résignent, jusqu’à provoquer une dissonance cognitive.
Je n’ai jamais lâché et retenez que je ne suis pas fou!
C’est pourquoi j’adresse à mes destinataires principaux, le maire de Metz et le président de la région Grand Est, ainsi qu’aux fonctionnaires de Pompidou, Laurent Le Bon et Chiara Parisi, le courrier que je vous transcris ci-dessous.
Courrier adressé à M. François Grosdidier et M. Franck Leroy (le maire de Metz et le président de la région Grand Est,)
Messieurs,
Artiste et observateur indépendant de la vie artistique, je suis un de ceux qui connaît le mieux la question de l’art contemporain et de ses institutions messines que sont le Frac Lorraine et le Centre Pompidou Metz.
Dès 2006, j’ai décrit dans mon essai « La Machine Culturelle », les défauts et les impasses de ces projets.
J’ai eu le tort d’avoir raison avant tout le monde: 20 ans plus tard, je vous ai adressé par voie de mails et en 20 chapitres, un état des lieux qui engage votre responsabilité d’élus et de financeurs massifs sans que les résultats soient à la hauteur de cet argent public gaspillé. Contrairement à ce que la presse et vous-mêmes faites croire, le Centre Pompidou-Metz ne rayonne pas.
Les chiffres de fréquentation sont bidonnés (apportez-moi les preuves) et les expositions très idéologiques n’attirent que quelques passionnés
ou quelques étudiants des Beaux-Arts. Ce Centre n’est pas un musée mais une succursale parisienne de commissaires qui, dans la grande
tradition marxiste, rééduque les publics. Son gauchisme culturel tendance LFI et sa culture de l’effacement ne connaissent plus aucune retenue.
Vous avez donné les clés aux technocrates parisiens qui ont pour nom Laurent Le Bon et Chiara Parisi. Grâce à eux, vous verrez bientôt flotter le drapeau palestinien à 77 m de haut.
Je vous alerte depuis trop longtemps sur les dérives incontrôlées
payées avec l’argent du contribuable, pour vous rappeler que le centre Pompidou-Paris, sous la responsabilité de M. Le Bon
a organisé un colloque intitulé « Une saison avec Judith Butler », d’oct 2023 à avril 2024. Ce colloque rassemblait des personnalités,
universitaires, philosophes d’ultra-gauche exclusivement. Judith Butler connue depuis 2006 pour ses engagements pro-Hamas
a réitéré des propos condamnables, voir mon mail Chap 14: Une saison avec le diable antisémite ». Lors de ce « colloque », Etienne Balibar
a remis en question la shoah comme crime contre l’humanité et en bon antisioniste (ou antisémite?) évoqué que le colonialisme et l’esclavage
devraient prendre sa place. Une universitaire s’est prononcé pour le port du voile comme signe d’émancipation des femmes.
Vous le voyez, ces thèses sont celles des islamo-gauchistes de LFI. Et les propos honteux tenus lors de ce colloque organisé par M. Le Bon
sont éligibles à des poursuites judiciaires pour « apologie du terrorisme ».
Le gauchisme culturel de Mme Chiara Parisi, connue pour sa radicalité robespierriste ne l’empêche pas de faire copain-copain avec les artistes de l’art financier. Ce fut le cas pour l’exposition « Copistes » (dans laquelle j’aurais pu figurer) avec les quelques peintres
autorisés par la dame guillotine. Elle est allée jusqu’à nous ramener Jeff Koons, l’artiste à plusieurs millions de dollars, histoire de maintenir sa cote.
Plus grave encore pour la pasionaria engagée à l’extrême gauche, qui accueille en son sein et durant deux ans, l’artiste à la banane fièrement exhibée, son copain Maurizio Cattelan. L’Italienne est une récidiviste puisqu’elle avait déjà accueilli le buffone et ses chevaux suspendus
quand elle officiait à la Monnaie de Paris en 2017. Bis repetita et suspicion de copinage, favoritisme ou de conduite des affaires publiques
au service d’intérêts privés. Autant dire une porte ouverte vers un volet judiciaire.
Les dérapages sont devenus quotidiens et nous conduisent au pugilat et à la guerre civile. Cette violence culturelle traduit une grave crise de civilisation. En tant qu’artiste responsable et républicain, héritier des valeurs qui s’affichent au fronton de vos mairies, de la laïcité et du principe qu’une démocratie se joue à deux tours mais qu’elle se dénature
si l’on oublie le troisième tour, celui de la disputatio, du dialogue et de la raison.
Je propose, en vertu de ces principes démocratiques, de vous rencontrer, pour évoquer ces questions graves et épineuses
qui sont devant nous, plutôt que de continuer à faire la politique de l’autruche et de l’effacement.
Je vous prie de croire, Messieurs, Mesdames, en l’expression de mes respectueuses et artistiques salutations.
Phil Donny