
Méritent-elles autant d’égards ? Est-ce ontologiquement permis ? Ont-elles vocation à la durabilité et à l’historicité?
Le débat est ouvert sous la direction de l’universitaire Marie-Hélène Breuil, sur la question de fond émanant du caractère ontologique et polymorphique de l’art contemporain … exemple avec la peinture Claude Rutault qui faisait des monochromes de ma couleur exacte des murs où elles devaient être accrochées…
Introduction au débat :
La conservation-restauration se doit d’être en phase avec la production artistique contemporaine, qu’il s’agisse des matériaux utilisés ou des idées véhiculées. Au risque d’ébranler certains principes adaptés aux œuvres dites classiques, des questions de fond émanant du caractère ontologique et polymorphique de l’art contemporain méritent d’être
débattues. A ce titre, les actes des journées d’études, Du refus de l’impossibilité de la restauration, Ecole supérieure des Beaux-Arts de Tours, 14 février 2007 et Répliques et restitutions…autour de Marcel Duchamp, Musée des Beaux-Arts de Rouen, 6 avril 2007 proposent plusieurs études de cas illustrant des problématiques spécifiques ainsi que des pistes de réflexion quant à la manière de les aborder.

Marie-Hélène Breuil (Esbat) lance le débat et cite Claude Rutault dont la production picturale repose sur le principe d’actualisation : l’idée de Rutault étant de montrer des œuvres dans un état qu’il veut transitoire c’est à dire destiné à être modifié. Cette démarche suscite une question fondamentale: ne faut-il pas s’attacher à préserver l’authenticité de l’intention de l’artiste et par conséquent ne pas s’obstiner à défendre un concept d’intégrité physique qui va à l’encontre de l’intention artistique originelle ? Les propos de l’artiste sont à cet égard très explicites, la restauration cherche à figer un état, un moment de vérité dans l’histoire d’une œuvre, ce qui pour lui relève de l’illusion.
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https://www.academia.edu/34848723/Restauration_et_non_restauration_en_art_contemporain