À PROPOS D’UN ACCOUPLEMENT IN SITU ENTRE DEUX PLASTICIENS CONCEPTUALO-BIDULAIRES , MÂLE ET FEMELLE

C’est une expérience inédite et intéressante qui vient d’avoir lieu à la Villa Bernasconi en Suisse. https://www.villabernasconi.ch/, un des plus hauts lieux en Helvétie d’un art contemporain à l’extême.

Le  couplage Delphine Reist-Laurent Faulon est cependant,  pour le moins incestueux  puisque les deux appartiennent à la même famille des idéologues posturo-bidulaires, ce  qui ne fera donc que prolonger les méfaits de 50 ans de consanguinité dégénérative dans l’entre-soi de l’AC international

Delphine Reist est   une « « activeuse d’objets »

Elle redonne leur liberté aux objets et outils du quotidien pour « renverser leur rapport traditionnel à l’humain »…Tel qu’on peut le vois sur les quelques images jointes 01,02,03,04

« Habitée par la réalité économique et sociologique du monde, une partie de l’œuvre de Delphine Reist s’attache à mettre en scène des objets de tous types en leur insufflant ce que le spectateur prend immédiatement pour de la vie. À travers des mécanismes plus ou moins élaborés, elle programme l’activation d’objets(…)  Pourvus d’une capacité à se mouvoir ou à s’activer de façon autonome, ces objets deviennent inquiétants malgré leur banalité. Leur simple prétention à l’autonomie renverse leur rapport traditionnel à l’humain. » Agreuh ! Agreuh ! (j’aime bien la poubelle suspendue…Ah, la poubelle ! activeuse  de tous le fantasmes conceptualo-bidulaires.)

Lautent Faulon, lui,  déjoue résolument les mécanismes de représentation

« Il opère des brèches, des écarts et des glissements entre des systèmes symboliques c’est une économie du désir qui se déploie dans une histoire de la sculpture. Celle-ci entendue comme sculpture sociale, élargie à la question du style comme refus, transgression des codes, qui investit l’espace du commun. En tension, à partir d’une pratique performative dont le corps de l’artiste fut l’acteur et dont celui qui regarde devient receveur

De manière récurrente dans le travail, la partition se fait entre des oppositions : solide/liquide, mécanique/organique, brut/raffiné.

Du « cru au cuit » selon la notion structuraliste de Lévi Strauss10 , en quelque sorte, c’est-à-dire retrouver dans le micro la structure du macro.

C’est à la césure entre le cru et le cuit, le propre et le sale, l’emballage non ouvert du paquet et le « consommé » que se place le travail ; sur cet « écart » dont l’anagramme est « trace », ce retournement de situation, que se joue l’équilibre précaire, celui d’une discorde (stasis) possible. Cette macula est une tache aveugle, qui évoque une action passée dont les objets sont témoins mais dont l’image a disparu. » Agreuh ! Agreuh ! Agreuh !

Quand on a lu ce texte d’une clarté éblouissante , on comprend mieux le sens de cette image 05 , où l’on voit l’artiste torse nu tenant un luxueux lampadaire dans un bâtiment en ruine, ou bien cette autre image 07 de bouteilles de soda éparpillées au sol , ou bien la présence (image 06) de ce porcelet dans une de ses récentes expo au Shed à Rouen

N.B.  Laurent Faulon est le sculpteur qui dénonça les agressions sexuelles dont il fu l’objet de la part   de la star internationale Claude Lévèque,  depuis lors disparue des radars médiatiques

L’affiche, déjà, ça en jette….
Reist : deux seaux pleins d’on ne sait quoi
Teist : la poubelle volante
Faulon : et la lumière jailli
t du chaos
Le cochon fétiche du Shed à Rouen avec poutres trempées dans la m. du plasticien Faulon

Une installation à dimensions variable

de L Faulon

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