DE L’ART CONTEMPORAIN HALLAL AUX STRINGS HALLAL

Vous avez vu comme moi, que la « hallal romance » ou « littérature hallal », cette nouvelle invention des frérots mahométans, expurgée de tous éléments « haram » et donc charia -compatible , a fait l’objet de quantité d’ articles ,  signalements et commentaires dans de nombreux médias, cette semaine dernière.

Alors je me suis posé la question de savoir s’il ne pouvait pas , par hasard,  exister aussi un « art contemporain  hallal »…. Et j’ai posé la question à Google qui sait tout.

Celui-ci m’a  alors appris que le plasticien international Kader Attia avait  fait une expo à la Financial-Gallery Kamel Mennour à Paris en 2004,  et que cet évenement,  pourtant cocasse en ce lieu de la haute finance artistique, avait totalement échappé à la vigilance que je porte envers cet artiste emblématique du contemporainisme artistique français.

Il était dit que le jeune artiste , « puisant son inspiration dans ses racines algériennes, avait transformé une galerie d’art parisienne en une fausse boutique de vêtements sportswear nommée Hallal »,

On nous disait aussi que l’artiste questionnait ainsi la marchandisation du sacré et des identités, en même temps que  les effets de la diffusion des signes de la mondialisation sur les sociétés déracinées. IL s’agissait pour lui de  re-territorialiser un ensemble de codes vestimentaires en les ré-agençant autour d’une nouvelle griffe «Hallal»….Cette re-territorialisation ne se voulant  pas critique et distante mais vécue. En effet, après avoir déposé sa marque à l’INPI*, l’artiste va réellement fabriquer t-shirts, sweats à capuche, jeans et …. strings Hallal…

Voir ici tout ce qui avait été écrit sur cette exposition « hallalucinante »:

https://www.paris-art.com/hallal/

Le jeune Kader amorçait donc ainsi sa fulgurante carrière de plasticien sociétalo-questionnatoire, anti-impérialiste, décolonialiste en diable et idéologiquement très chargé .

Il devenait le chouchou de Jack Lang et de François Pinault avec son homologue congénère Adel Abdessemed et ses comparses  sub-sahariens Marthine Tayou et Barthémémy Toguo

On connait de lui ses « gueules cassées » en bois taillé à coups de serpe, ses accumulations et suspensions de prothèses jambiéres, ses sculptures diverses de « réparations, etc. , autant d’œuvres très métaphoriques des ravages commis par les guerres de colonisation

C’est lui qui créa le café- brasserie solidaire joliment nommé « LA COLONIE » avec lettres  barrées pour bien annoncer la couleur  anti -impérialiste et  attirer ainsi tous les parigos de type Gaucho-maso-culturo-écolo- coco- bobo- buréno- banano-  trotsko- hidalgo-obono- masturbo- matilpano- antifacho- décolonio- bagayoko-déconstructico- progresso-  pédalo- – intello- menthalo – conceptualo-bidulo – vélocipédo – mobilité douce et toilettes sèches au fond du couloir.

Kader Attia fut ainsi l’artiste officiel chargé du porte-parolat de la repentance de l’Etat français envers l’Algérie cruellement colonisée par lui.

Mais voilà, en 2023, l’artists décolonial professionnel déclare qu’il en a marre de servir d’ « idiot utile » de la repentance et d’être ainsi instrumentalisé comme une marionnette par les fonctionnaires de la culture

Voici sa déclaration choc dont l’ingratittude apparaît commee une sorte de crachat dans la soupe et sur la figure des grands instutionnels de la culture à qui il doit sa reconnaissance internationale et sa fortune :

 « De l’inefficacité de nos œuvres dans la vie réelle » Par Kader Attia …

« Le pouvoir nous finançant pour le dénoncer fait de nos mots les armes de nos propres silences. En célébrant nos travaux, en les subventionnant, en nous donnant pour mission cette « inclusion » de celles et ceux qui nous ressemblent, le pouvoir, parce qu’il permet la violence et les meurtres par des fonctionnaires dépositaires de son autorité, nous transforme en marionnettes inconséquentes et idiot·e·s inutiles….Notre réflexion a été nourrie par une série d’échanges de mails, de discussions et d’appels téléphoniques entre artistes dont la majorité est issue de l’immigration post-coloniale »…

Texte complet  ici : https://www.benoitlabourdette.com/les-ressources/les-droits-culturels/de-l-inefficacite-de-nos-oeuvres-dans-la-vie-reelle?lang=fr

Autre aspect  cocasse de cette hallalitude culturelle :

Le fait que cette exposition de niaiseries vestimentaires hallalisée ,  à vocation anti-  colonialiste, anti- imérialiste et anti-capitalitee soit organisée par le  pls emblématique  des représentants de ce grand capital  spoliatuer, exploiteur, colonisateur, etc, … comme si cette alliance  contemporainisme – hallalisme   était une entourloupe  de plus de faire de l’argent avec les misères du monde.

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