OUF ! ON L’A ECHAPPÉ BELLE : GELUCK RENONCE À SON MUSÉE DU CHAT !

On a beaucoup aimé l’humour de Geluck avec son chat ,  tant que cela restait sur papier…

Puis il a fait agrandir ses dessins sur des toiles qu’il a vendues en masse et très cher,  pour gagner beaucoup d’argent : alors cela devenait beaucoup moins drôle

Et puis il en fait faire d’énormes sculptures en bronze qu’il a exposées sur l’Avenue des Champs Elysées : là, cela devenait encore moins drôle et en plus , très très moche.

Et puis, sa modeste et facécieuse mégalomanie prenant des dimensions incontrôlables, il s’est mis en tête de faire un « Musée du Chat » en Belgique, comme haut-lieu de l’Humour belge…Mais , ça n’a pas marché…

Les belges aiment bien l’humour, mais moins massivement animalier…Pourquoi pas un musée du cochon, du lapin ou de la poule pondeuse ? Non, non, on aime bien les plaisanteries, mais il ne faut pas exagérer.

Voici l’ Article du · LE JOURNAL DES ARTSLE 15 JUILLET 2026 

Bruxelles. On était dans la dernière ligne droite. Le gros œuvre était terminé. Philippe Geluck a pris tout le monde par surprise en annonçant qu’il se retirait du projet de musée qu’il avait lancé.

C’est en 2015 que la Région bruxelloise et le dessinateur de bande dessinée avaient conclu un accord pour ouvrir un « musée du Chat et du dessin d’humour », une idée qu’il caressait depuis quelques années. L’emplacement était idéal. Dans le quartier des musées, un bâtiment des années 1930, attenant à la place Royale et inoccupé depuis quinze ans, serait remplacé par un bâtiment contemporain de 7 étages, dont trois souterrains pour une surface de 3 000 m².

Dès le départ, le projet a essuyé des critiques, certains arguant qu’il était surdimensionné, qu’un tel projet n’avait pas sa place dans un quartier voué aux musées « haut de gamme » (Musées royaux des beaux-arts, Musée des instruments de musique, Bozar, etc.), mais le dessinateur et la Région ont tenu bon. Après de nombreux retards, la mise à disposition du bâtiment était prévue pour septembre 2026.

Sur un projet initialement évalué à 4,5 millions d’euros, réévalué par la suite à 15 millions, la Région dit en avoir déboursé 14. Le dessinateur, pour sa part, était censé financer tout ce qui ne relevait pas du gros œuvre, à savoir les aménagements intérieurs, ascenseurs, sanitaires, infrastructures électriques… À cet effet, Philippe Geluck a édité d’imposantes statues en bronze du Chat, qui furent exposées sur les Champs-Élysées à Paris en 2021. Le problème, c’est que de report en report le prix des matériaux a quasiment doublé, portant l’addition à 7, voire 8 millions d’euros, ce que le dessinateur dit ne plus pouvoir assumer.

Les coups de griffes entre les deux parties sont encore feutrés. Les avocats discutent. La Région affirmant que Geluck serait redevable d’indemnités en cas de dédit, ce que le dessinateur conteste, assurant pouvoir bénéficier d’une condition suspensive prévue dans la convention. « Avec ou sans Philippe Geluck, il y a aura un musée de premier plan », assure Boris Dilliès, ministre-président de la Région Bruxelles-Capitale, sans donner pour l’heure plus de précisions.

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