
Ils n’aiment pas les artistes non plus…sauf les leurs.
« L’art est un chose trop sérieuse pour être laissée aux artistes » a probablement pensé le pétulant Jack Lang en prenant le pouvoir culturel en France en 1981.
C’est donc en 1981 que l’ « État culturel » ouvre un immense chantier de déconstruction financé par le contribuable, d’éradication du bon sens commun, de cassage des codes bourgeois, de destruction de l’écosystème naturel de la reconnaissance de l’art, de ringardisation du tout ce qui n’est pas idéologique, de décervelage des élèves en écoles des beaux-Arts, de subventionnement de l’inepte en tant qu’agent de subversivité libératrice de la créativité , etc.
Dans ce champ de ruines nimbées de vapeurs intello-progressistes, les vrais créateurs sont plus nombreux et meilleurs que jamais, comme protégés par l’invisibilisation à laquelle la bureaucratie d’ Etat les soumet, pour mieux promouvoir ses propres produits désartifiés et ineptisés made in France,, aux normes du « contemporain » international.
Alors, certes, les créateurs sont de plus en plus nombreux et de qualité, mais il sont aussi , sous l’action dissuasive institutionnele, de plus en plus, individualisés, isolés, désolidarisés, mutiques, hébétés par le matraquage idéologique opéré sur eux par le service public de la culture.
Les grands salons historiques , gérés par les artistes, tels que le Salon de Mai, le Salonn d’Automne, Réalités Nouvelles, Figuration Critique, Art en Capital, etc. ont de plus en plus de difficultés à survivre face au procés en ringardisation que leur font depuis 50 ans les bureaucrates, qui leur coupent aujour’d’hui leurs maigres subventions…pour les réserver aux FRAC, MA et autre CACIN (Centre d’Art Contemporain d’Intérât National).
C’est dans ce contexte, que le président de la Maisons des Artistes sonne l’alerte avec le communiqué qui suit… Mais bon, il est peu probable que l’alerte soit entendue, venant d’un président, dont la première élection en en 2007 avait été saluée par un article de Libération titré « Un réac à la Maison des Artites »….20 ans après, les artistes exposant dans les salons d’artites restent toujours des réacs pour ceux des FRAC qui émanent du progressisme bureaucratico-artistique.
Défendons la diversité avec la sauvegarde des Salons d’artistes !
Par Rémy Aron – Président de La Maison des Artistes
| « La Maison des Artistes a toujours défendu les grands salons d’artistes qui montrent au public toutes les esthétiques de la création artistique vivante. Ces grandes associations, qui ont une très longue histoire en France, sont démocratiquement autogérées, par les artistes pour les artistes. La diversité, foisonnante et réelle s’exprime, depuis les salons expérimentaux jusqu’aux plus classiques, et ils représentent bien l’image des arts visuels de notre pays. Ils doivent redevenir le pont naturel entre les ateliers, les marchés de l’art et les galeries. Car les jurys des pairs doivent retrouver leur place comme dans toutes les autres disciplines ou les autres métiers. Les médecins, en effet, choisissent parmi les médecins, et les plombiers parmi les plombiers, les plus compétents pour certaines opérations ou certaines soudures délicates. Ce n’est certainement pas aux services administratifs de la santé ou à ceux de l’artisanat, de faire des choix professionnels. Aujourd’hui les salons d’artistes sont dans des difficultés majeures car dans une situation financière critique. L’État réduit drastiquement les subventions, et parallèlement, le Grand Palais, qui je le répète fut construit en d’autres temps pour les abriter, diminue la durée d’exposition et fait payer des charges toujours plus lourdes. Comme président de La Maison des Artistes, avec toute notre association, nous souhaitons apporter tout notre soutien aux artistes engagés, aux bureaux de ces structures et à tous les artistes qui agissent bénévolement, pour défendre ces magnifiques institutions. Cependant, nous savons bien que les droits d’accrochage sont devenus, en conséquence de ce que je viens de vous dire, beaucoup trop importants pour de nombreux artistes, c’est un paramètre essentiel ! Il nous faut donc, ensemble, engager un « combat » commun pour que ces institutions qui font partie du patrimoine culturel de la France, puissent survivre et retrouver l’éclat nécessaire à la vitalité de la culture française au plan national et international. » |
LA PÉTITION DE 2019 CONTRE L’UBUESQUE DIRIGISME ARTISTIQUE D’ÉTAT EST DE PLUS EN PLUS D’ACTUALITÉ