LA COTE DU RIEN EST EN CHUTE LIBRE SUR LE MARCHÉ DE L’ART CONTEMPORAIN

Je viens de découvrir (image jointe) qu’un monochrome de Mosser de 100x100cm avec un petit rond au milieu est à vendre 140 euros à la galerie Catzeflis…Une misère !

Que se passe-t-il ?

Le Rien, l’absence de sens, l’inepte, la vacuité, le néant, le trou, etc, n’auraient-ils plus la cote en termes de spéculation tans intellectuelle que financière et dans « la conception contemporaine de l’art » ?  

Le rien artistique est-il entrain de s’effondrer sur sa propre béance ontologique ?

Il a pourtant occupé une place centrale dans la contemporainité artistique française, avec notamment l’omni-présent  rien in situ burénien (du rien avec quelque chose autour) , le rien bananier de Cattelan, la gigantesque expo rétrospéctive du vide en art au Centre Pompidou curatée par Laurent Lebon en 2009, etc.

Et puis, souvenez-vous, cet ouvrage collectif intitulé « Pourquoi y a-il de l’art plutôt que rien ? » avec la participation d’un centaine  d’éminents artistes, architectes et spécialistes de l’art, conservateurs de musée, critiques et historiens de l’art, philosophes, sociologues, réunis par Raphaem Cuir, président de l’AICA , arborant alors une flamboyante tignasse jaune et pacsé avec la dame body-artist Orlan.

Voici ce qu’on  pouvait lire au sujet de ce livre :

« Avec plus de cent cinquante réponses, dont plus de la moitié est inédite, cet ouvrage  offre une vue bien plus large, plus internationale et encore plus juste de la conception contemporaine de l’art.( sic)  Du silence au discours développé, dans leur vaste gamme, les réponses mettent quelque chose autour du rien: esthétique, nécessité humaine, communication, rapport au monde, retournement dialectique, zen, connaissance, mort… »… Ben Voyons ! Pourquoi se gêner ?

Mais le plus remarquable fut de que disait Bernard Blistène , directeur du Centre Pompidou, burénophile invétéré, pour résumer l’ensemble de l’ouvrage :  « Mais qui a dit que ce « rien » qui semble vous préoccuper n’est pas de l’art? » ….Ben voyons Ginette ! Mais c’est  bien sùr !

Pardonnez-moi : le prix de vente du Mosset c’est 140 000 euros et non 140…autant pour moi!

OUf! le rien est donc sauvé du désastre!

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