
La banane de Cattalan à 6 millions de dollars, installée par Cruella Parisi pour dialoguer avec les œuvres du musée Pompidou de Metz, s’est volatilisée.
Cette affaire s’inscrit en toute logique à l’extrême bout du grotesque de de l’ineptie constitutives de cette exposition anniversaire des X années du Musée
Cruella d’Enfer, directrice du lieu « condamne cet acte qui porte atteinte au respect dû aux œuvres exposées »… et a porté plainte contre X …C’est bien le moins.
Mais, si ça se trouve c’est elle qui l’a bouffée pour faire du buzz autour de son expo… En tous cas , c’est bien elle la coupable de ne pas avoir enfermé la banane dans une vitrine blindée comme l’est « le nounours à l’ai vicieux trouvé dans une poubelle »de Bertrand Lavier au Palais de la Bourse du commerce Hidalgo-Bethenod à Paris.
Heureusement, le fruit jaune, courbé à 35 ° selon les règles européennes, a été immédiatement remplacé, comme il l’est régulièrement tous les 4 ou 5 jours avant noircissement, et il n’a donc pour le .la voleur.leuse aucune autre valeur que nutritive.
Pas d’autre préjudice que symbolique donc. Ouf ! on est rassuré. Le progressisme culturel lorrain est sauf !
Mais cela devient tout de même un cas d’école en matière juridique de protection de la propriété intellectuelle, affective et morale des œuvres artistiques
On connaissait le cas d’école Buren , dont les œuvres in situ englobent ce qui les entourent et sont ainsi indéplaçables…Un vrai casse-tête avaocatier…Si vous volez un poteau en ciment de Buren, vous en serez pour vos frais, car il n’aura aucune valeur ailleurs et même pas nutritive.
On a connu la cas Pinoncelli qui avait martelé et compissé l’urinoir de Duchamp (avec la permission préalable de celui-ci ) Le procès intenté par le Centre Pompidou a très vite viré au fiasco, dans la mesure ou la pissoire pour hommes ,(lourdement genrée) n’était pas , comme la banane, un objet unique original.
Enfin bref, cette polémique pourrie autour de la banane de Metz, permet de détourner l’attention sur la véritable richesse et la diversité de la création actuelle… C’est le plus important dans cette affaire
La montagne d’argent du contribuable investi dans cette misérable expo attrappe-gogos , n’aura donc pas été tout à fait inutile.

Voilà où nous en sommes en Bureno-bananistan, cette république de l’art dit contemporain.
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