
« L’art contemporain, je n’y comprends rien, mais j’adore ! » disent certains culturolâtres bien progressistes , déconstructifs et casseurs de codes .…ou alors « c’est parce que j’y comprends rien que j’adore »…parce qu’ils trouvent en effet comme une signe de distinction intelletuelle dans cette acrobatique surintellectualisation de la bêtise , cette esthétisation de la laideur et ce retournement du sens commun.
Mais le plus souvent, c’est bien cette consubstantielle imbitabilité de l’art contemporain et du discours qui va avec, qui en fait le rejet par les honnêtes gens.
Le constat de ce rejet , que tous les gens « normaux » donc , peuvent faire facilement eux-mêmes, a été fait très doctement par la sociologue Nathalie Heinich, qui a trouvé là, une occasion de plus d’enfoncer très brillamment une porte ouverte…en se limitant au constat, sans aller au fond, et sans proposer des explications.
Voici le lien vers son texte intitulé « L’art contemporain exposé aux rejets : contribution à une sociologie des valeurs ».
La question de savoir pourquoi l’absurdité, la vacuité, l’insignifiance , le Rien, peuvent prendre valeur en art contemporain, n’est surtout pas abordée ici dans cette étude d’une grande neutralité axiologique.
L’intégralité du texte est ici :
https://shs.cairn.info/revue-hermes-la-revue-1996-2-page-193?lang=fr&ref=doi