AU SUJET DE LA POST-PUNK BAD PICTURANCE DE L’ACADÉMICIENNE CHILDRESS

La plasticienne franco-américaine Nini Childress figure dans le top ten des stars de la création plastique contemporaine française actuelle.

Fille de l’assistant de l’emballeur du Pnt Neuf Christo, elle a baigné dans l’art contemporain international depuis sa tendre enfance.

Elle a démarré au début des années 80 , comme chanteuse -hurleuse, dans le groupe post-punk Lucrate Milk mondialement  reconnu pour son titre « « I Love You, Fuck off »…Je n’ai pas trouvé trace de ses prestations sonores de cette époque, mais j’imagine les souffrances auriculaires  qu’elles procuraient.

Elle est passé ensuite très naturellement de la nuisance auditive à la nuisance visuelle en compagnie de Frères Ripoulin, de Bla-bla-Bla, de OX et PIro Kao.

Et puis ce fut la  fulgurante reconnaissance du  milieu de l’élite mondialisée de l’art, qui l’attendait comme la messie du néo-progresisme déconstructif radical , avec sa peinture particulièrement immonde, dont la vulgarité  surjouée était maximisée par l’emploi de pigments florescents à visibilité nocturne.

Ce succés s’explique en tenat compte du fait qu’ après 50 ans d’une politique étatique de ringardisation du savoir-peindre et figurer, d’éradication  du sensible et du poétique dans la création visuelle, au profit d’un déconstructivime radical et d’un conceptualisme  progressiste forcené, le bon peuple commençait à manifester timidement, ici ou là , son besoin de retour au sens, à la réalité, au sensible, à l’humain en quelque sorte.

Alors  le système lui a répondu « Ah, vous en vouliez de la peinture ! et bien vous en voilà de la bien torchée et populaire  avec Madame Childress ! » »  qui nous tombe donc du ciel , comme un anti-Buren providentiel , comme antidote au monochromisme mossettien ou rutaltien, comme un contre-feu,  comme une expansion bourrative hyper figurante à étouffer toute revendication ou réclamation populiste ou extrême- drouatière..

Pour toutes ces raisons, elle a très vite été pour cela nommée professeure à la prestigieuse Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Art de Paris  (poste grassement rétribué, même si  elle a revendiqué ne pas  avoir l’intention d’ apprendre quoi que ce soit à ses élèves)

Elle reçoit sans tarder (et on ne sait trop ni pourquoi ni comment) les distinctions conjointes d’officière de la Légion d’Honneur et de chevalière des Arts et des Lettres.

Sans trop tarder non plus elle est nommée à l’Académie des Beaux-Arts pour y rejoindre les autres « loups dans la bergerie », Hyber, Bustamente , Mouraud, etc. et autres casseurs de codes académiques ( on se demande pourquoi Mrs Buern et Lavier n’y sont pas encore  entrés)

Elle devient alors la coqueluche des FRAC qui lui achètent 27 œuvres après son expo monographique organisée par le FRAC-Limousin intitulée « La haine de la peinture ». ..En même temps que les CACIN, Centres d’Art Contemporain d’Intérêt National, se l’arrachent pour leurs collections et leurs expos… (Notons  cependant qu’elle n’a jamais été mominée pour la Prix ADIAF Marcel Duchamp, ni candidate pour les vitraux de Notre- Dame de Paris…Etrange non ?)

Madame Childress affirme «  peindre envers et contre tout »,  être addict à la peinture, comme d’autres le sont au yoga ou au macramé, tout en ne  cachant pas ne savoir ni peindre ni dessiner. Elle dit torcher ses toiles avec l’aide de son assistante et d’un épiscope rétroprojecteur d’images..

Elle aime peindre les visages des vedettes  de la chanson ou du cinéma telles que Dalida, Ségolène Royale ou Simone de Beauvoir…Mais sa prédilection va ( on ne sait trop pourquoi) à  celui de Sylvie Vartan dont elle a produit  quantité de déclinaisons, dont une qui a fait la couverture du magasine Art Press (image jointe)… Magasine qui déteste la peinture autre que  conceptuellement ravagée et idéologiquement pourrie jusqu’au trognon.

On raconte même, que Madame Childress, mise en présence d’œuvres de Paul Klee, Serge Poliakoff, Antoni Tapies, Antonio Ségui et  Pat Andrea, n’a manifesté aucune émotion et a déclaré , comme le fait Artpress, ne pas connaître ces gens

Un entretien d’anthologie

C’est celui  de Mme Childress avec monsieur Levy-Lasne, chef de file et inventeur de ce mouvement dit «hyper-figuriste », «  peintre de l’anti-spectaculaire du non-événement et de la banalité de la vie de la sur-représention  de l’insignifiant, de la célébration du rien, de l’hystérisation de la vacuité 

et voici l’entretien avec Mr Levy Lasne

Il dure plus d’une heure.

Je n’ai pu en écouter que quelques secondes , par-ci par -là, tant on a l’impression d’être plongé dans un liquide de fosse septique conceptuelle,  dans une sorte d’infecte  bouillasse verbeuse auto-congratulative insupportable.

Et voici la réaction de Mr Levy-Lassne :

Bonjour. Je suis chef de fil de rien du tout. Je ne sais pas où vous avez inventé cela. Par contre il est vrai que l’entretien de une heure avec Nina me semble bien plus intéressant que votre bouillie » …Ben voyons Ginette !

Quelques autres entretiens croquignoles avec Mme Childress :

1 – Avec l’Institut de France :

https://podcasts.institutdefrance.fr/emissions/en-habit-vert/la-magie-de-peindre-avec-nina-childress

2 – Avec l’exquise Laure Adler

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-heure-bleue/l-heure-bleue-du-jeudi-23-juin-2022-5843561

3 – Au sujet des «  couleurs phosphorescentes »
 

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Chers collègues , chroniqueurs – critiques d’art

J’aimerais que vous puissiez m’aménager quelque menue place dans vos canards respectifs , pour y caler ce texte sur la divine et phosphorescente Nina , que ne pourra qu’intéresser,  réjouir et fidéliser votre lectorat.

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