
C’est le titre d’une rubrique que je publie régulièrement tous les mois sur l’excellent magazine d’art en ligne ARALYA
Voir ici :
https://www.aalya.fr/category/humeurs
L’exercice n’est pas très fatiguant pour moi.
Il consiste en effet à choisir un texte particulièrement verbeux , abscons et aussi prétentieux qu’imbécile , parmi les dizaines de milliers du même tonneau fournis par la critique d’art officielle, pour commenter les œuvres de FRAC, et d’y ajouter un « ben voyons Ginette ! » bien sonore, qui indique que le cause est entendue et qu’il n’y a pas de discussion possible tellement ce texte est d’une grotesquerie imparable.
Ce texte est toujours accompagné de l’image de l’œuvre tout aussi grotesque
L’imbitabilité de ces textes a pour but de terroriser leurs lecteurs et de les convaincre de leur inculture et de leur faiblesse intellectuelle.
Avec ce type d’absconsité, ou peut parler de bien-jactance hyper-lingualisée, de glossolalie surintellectualisée , de jargon, de verbiage, de dialecte, de logolalie, de logochiasse, de charabia, de patois bigouden, de délire verbeux, de mélopée gnaoua, de prurit bucco-pharyngé, de tuerie langagière, de galimatias, de baragouin abscons, abstrus, inaudible, borborygmique, etc…)
Avec ce type d’absconsité, c’est le discours qui engendre l’œuvre, en même temps que l’œuvre engendre le discours. Le discours est dans le process et inversement. C’est comme de la « prophétie auto-réalisatrice » par médium interposé… Vous me suivez ?
Avec ce type d’absconsité notre critique d’art se fait medium pour la transmission d’u message d’orogine lunaire ou extra-terrestre, un medium qui ne comprend strictement rien à ce qui lui sort de la bouche, parce que ce n’est pas à lui de comprendre et parce que cela se situe bien au-delà de toute compréhensibilté humaine et animale… Comprends-tu, Ginette ?
Avec ce type d’absconsité, la pensée se fait dans la bouche
En voici un exemple avec ce qu’avait écrit le critiqte Romain Boulay sur une expo intituéle « This outsideness » à la galerie d’Art et d’essai de l’université de Rennes, il a quelques années
« La fonction sécante de la ligne graphique divise autant qu’elle réunit. L’impossible indépendance de ces deux faits (séparation/intégration) l’un par rapport à l’autre est un phénomène propre à une multitude de situations relationnelles… Cette exposition se propose d’interroger cette condition, en particulier la réversibilité de l’espace et la relativité des frontières. Ce qui se joue ici c’est la façon dont toute limite, qu’elle soit abstraite ou physique, artificielle ou réelle, produit à la fois un espace défini par des contraintes et un espace qui en est l’extension ».
En voici un autre exemple typiquement « ben voyons Ginette », signé d’un curator international nommé Thierry Raspail:
« D’efficaces narrativités promptes à l’échange massifié par l’entremise
des médias globalisés, qui perforent utilement, ici et là, pour un
temps, l’horizontalité du monde. La boucle se boucle, car le global n’a
évidemment pas d’extériorité. (… ) L’art d’ici qui nous sied travaille les discontinuités, opère sur tous les champs simultanément au risque de n’appartenir à aucun ; il est une manière de faire autant qu’une esthétique (..) Changer les paradigmes du dedans et du dehors en déterritorialisant l’un et l’autre, à l’intérieur du global indépassable…Des enjeux majeurs d’une pratique artistique globalisée, dans laquelle s’échangent, s’affrontent, se superposent, et se retournent les signifiants…La plasticité des faits d’histoire, comme celle des œuvres quelles qu’elles soient, et qu’elles s’espacent dans le temps ou non, délimite un cadre, une configuration et des périphéries, qu’il est vain d’énoncer a priori. » Agreuh ! Agreuh ! ..Passez- moi ma ventoline !
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LE MAGAZINE D’ART ARALYA
Est le seul qui ose publier mes chroniques.
Il se propose donc, de facto, comme dissident ou résistant face la mafia jargonneuse dominante.
Mais sa vertu première est de montrer la création actuelle en France, telle qu’elle est, bien vivante , naturelle, riche et diversifiée , et ainsi, de déjouer la tentative d’invisibilisation et de ringardisation dont cette création est l’objet de la part de cette mafia institutionnalisée.
Elle fédère donc naturellement les artistes libres, entre eux et avec les galeries prospectives , qui ne sont soumises , ni aux diktats de la bureaucratie ministérielle , ni aux stratégies de l’art – placement d’argent….mais seulement respectueuses de l’art en lui-même.
C’est pour cela qu’il faut lire ARALYA, le soutenir, s’y abonner, y adhérer !